A l’occasion du salon Viva Technology qui s’ouvre aujourd’hui à Paris,15 start-up internationales sélectionnées par Eurostar et Paris Region Entreprises vont faire Londres-Paris.

L'eurostar
L'eurostar © AFP / Jean-Luc Flémal

Dans un wagon qui leur est réservé, et durant ce voyage, elles vont inventer le train de demain ?

Départ tout à l’heure à 10h24 de la Gare de Saint Pancras heure française arrivée prévue à Paris 2 heures et demie après. En théorie. Parce que combien de fois vous est-il arrivé de prendre un train arrêté en pleine voie. Bloqué par un homme, un arbre, trop de feuilles, une vache, un sanglier, un chevreuil… Une congère ? Bref un obstacle que le train n’avait pas vu arriver et n’a donc pas su éviter… Et des heures et des heures d’attente interminables avant de repartir.

Et si demain, ces obstacles n’en étaient plus? L’espoir pourrait venir d’une jeune pousse qui fait partie du voyage ce matin. Et qui propose justement une technique de repérage assez sophistiqué.

Start me up fabrique le logiciel qui donne le cerveau à une caméra

Start me up, basée à Meylan dans la région Grenobloise, société d’intelligence artificielle, spécialisée dans la détection de cibles. Start me up fabrique le logiciel qui va donner un cerveau à une caméra toute bête, installé à l’avant du train. Et ce logiciel va en quelque sorte s’éduquer et surtout éduquer la caméra.

Apprendre ce que c’est un humain assis au milieu de la voie, ce que c’est qu'une congère qui peut ruiner la locomotive...Et la caméra, suivant les modèles, pourra détecter les anomalies à 15 kilomètres de distance pour les plus performantes. Ce qui lui laissera alors un peu de temps pour s’y préparer.

C’est aussi un outil utile dans les wagons, pour détecter des hommes ou des femmes à des heures où le wagon devrait être vide par exemple. Là, l’Eurostar pense aux migrants qui montent et dorment dans ses trains. Intéressant aussi de savoir qu’une valise est restée à bord ? Oubliée ? Placée là ? Quand il y a un risque terroriste, là aussi la compagnie pense à ça. Comptage et Analyse de présence, ça peut aussi être très utile commercialement.

D’ores et déjà cette jeune pousse start me up est déjà présente dans nos vie. Quand on fait une photo d’identité dans un photomaton, c’est son logiciel qui vous guide d’étape en étape. Et puis il y a les projets archi confidentiels : Canon, qui l’a chargée de mettre au point une carte, pleine de données personnelles qui donnera accès à un certain nombre de services. Ou la société Microelectronics, ou encore un équipementier automobile.

Comment utilisent-ils, eux, la reconnaissance faciale ? Secret défense.Ce qui l’est moins c’est l’ascension de Start Me up : déjà 20 salariés en 4 ans d’existence. 2 millions d’euros de levée de fonds en mars l’an dernier. Et une deuxième avant la fin de l’année.

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