En février, la start up OWKIN, lançait un logiciel de prédiction pour connaître nos chances de guérir du cancer. La start up vient de signer un accord avec l’Institut Curie.

Dossier médical
Dossier médical © AFP / ROMAIN PERROCHEAU

La start up vient de signer un accord avec l’Institut Curie, ce qui va lui permettre d’accéder à ce qui pour elle est une véritable mine d’or. Les dossiers médicaux de tous leurs patients souffrants du cancer. Principalement des cancers du sein, cancers du poumon, ou cancers de la gorge. Soit plus de 10 millions de documents conservés pendant une dizaine d’années : de leur première consultation avec leur médecin, à leur première radio :

  • Les effets secondaires
  • Le compte-rendu de leurs IRM
  • Leurs scanners

Toutes ces informations, tous ces événements vont être rentré dans le logiciel que OWKIN a inventé. Va alors en ressortir une frise. Une frise en couleur comme celles qu’on avait en histoire-géo sur laquelle on va reporter les étapes de la maladie. Evidemment c’est un travail que le médecin pourrait très bien faire lui-même. Mais qui lui demanderait des milliers d’heures penché sur les ordonnances, les noms des médicaments et les comptes rendus d’examen. L’idée c’est qu’une fois ce travail fait, le médecin va pouvoir comparer la frise de ses patients à ces centaines voire des milliers d’autres malades.

Et très vite trouver à ce patient ce qu’on appelle des patients similaires, des patients jumeaux si vous voulez. Alors le médecin pourra voir immédiatement comment tel patient de tel âge de tel sexe a-t-il réagi à un traitement… Et surtout voir avec quelle probabilité il aura des chances de le guérir.

En fait avec ce logiciel, c’est un peu comme si le médecin devenait hyper-mnésique. Comme s’il se souvenait d’absolument tous ses patients, et de ceux de ses confrères, et qu’il pouvait de toute cette mémoire, tirer le meilleur diagnostique possible.

Le patient sera-t-il au courant que ses données sont utilisées ? Non parce que OWKIN les rend anonymes, et surtout ne les conserve pas, ce qui, au passage est une obligation aux yeux de la CNIL, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés.

L’objectif de OWKIN dans cette affaire c’est de montrer qu’on peut, demain faire du GOOD DATA, autrement dit du BON DATA et pas que du Big Data.

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