A partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche prochain, la ville de Paris met les Franciliens au défi : se déplacer en bicyclette !

A Vélib dans Paris
A Vélib dans Paris © Corbis / Peter Macdiarmid

Les défenseurs du deux roues expliquent que cela devrait générer de réels gains économiques pour toute la société.

Et si demain, on allait tous au boulot à vélo ? On laisse la voiture au garage. On oublie le bus, on ignore le tram, on boude le métro. On sort son VTT, son vélo de ville, ou on prend un Vélib.

Bref. On essaie d’effectuer son parcours autrement. Vous allez dire que c’est dangereux ! Comment faire pour traverser cette rocade ? Sur le périphérique, il n'y a pas de couloir ! Et vous aurez raison d’avoir peur.

Cas pratique : Houilles dans les Yvelines jusqu’à Asnières, dans les Hauts de Seine.

Porte à porte c’est 8 kilomètres. En vélo ? C'est très facile, ça prend 30 minutes.

Et le parcours est même agréable, jusqu’au moment où il faut traverser la Seine. Et là sueurs froides garanties. Pourtant si vous optez pour les transports en commun, vous en avez pour plus d’une heure en RER et en bus. La logique voudrait donc que vous pédaliez.

La Fédération Française des Usagers de la Bicyclette, la FUB, a fait des « coupures urbaines » son cheval de bataille.

Les coupures urbaines, ce sont toutes ces intersections dangereuses avec les voies rapides. La FUB veut donc lancer un grand appel à projet national, pour les éradiquer. Avec 200 millions d’euros, il s’agirait d’identifier une dizaine de villes pilotes qui sécuriserait tout le parcours des cyclistes. Ces dix villes auraient des tailles différentes ce qui leur permettraient ensuite de servir de modèle à d’autres, qui ensuite copieraient leur plan. Rien de très novateur, c’est exactement ce qui se pratique depuis plusieurs années aux Pays-Bas et en Grande Bretagne, où ça marche extrêmement bien.

Quid du retour sur investissement ?

Si on raisonne en terme d’accidentologie, explique la FUB, un kilomètre de route coûte à la société 50 centimes, avec les pompiers, le SAMU et les autres soins...

Si on réfléchit maintenant en termes de bruit, d’usure de l’infrastructure, de pollution, là chaque kilomètre coûte 20 centimes…

Et on ne parle pas de ce que vous feriez économiser à la sécurité sociale en faisant vos 30 minutes de sport quotidien, parce que vous seriez en forme.

Alors évidemment le mode de calcul est contestable. On peut répondre qu’un accident de vélo peut-être plus grave qu’un accident de voiture. Ceci étant dit, 200 millions pour repenser, reconfigurer ces zones dangereuses.

C’est peut-être un investissement qui à long terme qui pourrait rapporter gros, et nous faire dépenser moins. Et c’est déjà ça.

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