Aujourd’hui s’ouvre à Londres la grand-messe des publicitaires en Europe : « l’Advertising Week Europe ». Et si demain, la pub s’immisçait dans votre agenda ?

Google Home l'assistant vocal pour la maison a fâché ses consommateurs
Google Home l'assistant vocal pour la maison a fâché ses consommateurs © Getty / JUSTIN SULLIVAN

Un rendez-vous privé. Une réunion, et hop : une pub !

Il y a quelques jours, Google Home, l’assistant vocal pour la maison - que les Américains utilisent de plus en plus - a beaucoup, beaucoup surpris Bryson.

L’idée était de lui suggérer une activité, un divertissement, s’il ne savait pas quoi faire de sa soirée. C’était en tous cas la réponse officielle de Google, avant de finalement retirer discrètement ses propositions culturelles.

Le problème c’est que la semaine dernière Google n’a pas seulement fâché des consommateurs, il a aussi fâché des annonceurs, et pas des petits.

La filière britannique du groupe Havas , vient de lui dire au revoir. Avec dans sa valise ses gros très gros clients comme la BBC, ou O2 un opérateur téléphonique. Et puis il y aussi des mastodontes bancaires la Lloyds, HSBC, mais aussi Mc Donalds, Audi et bien d’autres marques encore qui ont eux aussi déchiré leur contrat avec Google.

Découvrir leur logo en ouverture d’une vidéo d’un ancien chef du Klu Klux Klan, d’un prêcheur extrémiste ou même parfois d’images porno.

Qu’a répondu Google ? "On n’est pas la presse ! Vous avez vu la masse de contenu qu’on a à gérer? On ne peut pas tout surveiller non plus!"

En fait, derrière l’achat et la vente d’espace publicitaire, vous avez bêtement des algorithmes. Qui réagissent à quoi ? Au nombre de clics. Sauf qu’en privilégiant la visibilité, l’algorithme n’a pas pensé que l’image de marque en prenait un coup.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, au salon de la publicité qui s’ouvre à Londres, l’intervention de Matt Brittin, patron de Google Europe, va être particulièrement attendue.

Que va-t-il proposer aux annonceurs, mais aussi aux consommateurs que nous sommes? Sans doute pas encore de s’assumer comme média à part entière…

Si demain Google et Facebook ne se posent pas eux-même la question de leur responsabilité, elle pourrait leur être rappelée encore, comme cette fois de manière très abrupte, en passant par le portefeuille.

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