Et si demain vous partagiez votre jardin avec moi ?

Jardiner
Jardiner © Getty / Mike Harrington

Pour certains d’entre vous, vous avez des terrains, parfois en friche dont vous n’avez pas le temps de vous occuper. Ou bien vous ne savez pas quoi en faire… Et moi la citadine, j’ai vraiment besoin de me mettre au vert.

Je pourrais venir chez vous avec mes graines, avec mes plants avec mes outils et je nous fait un potager ! A la fin on partagerait nos patates, nos tomates et nos fraises bio.

Sachez qu’en France depuis 6 ans, vous avez déjà une plateforme qui s’appelle Prêter son jardin.com  qui rassemble ainsi quelques centaines de personnes.

Aux Etats-Unis, ça s’appelle _Shared Earth _et c’est la plus grande communauté de jardins partagés de la planète. C’est petite parcelle du rêve américain en 2016 : une agriculture moins centralisée, moins verticale, avec moins de fertilisants moins de pesticides et moins de gaspillage d’eau.

Une agriculture régionale qui ne pollue pas et sans coûts délirants de transports et de distribution. Une agriculture où le consommateur est aussi le producteur. Et ça c’est sans doute le plus important.

On en est aux balbutiements. Mais Shared Earth a déjà fait ses calculs. Si vous additionnez tous les terrains et jardins qui ne servent à personne derrière les maisons américaines, vous arrivez à un total de 16 millions d’hectares cultivables. Si vous comptez en plus les propriétés abandonnées, ça fait 8 millions d’hectares supplémentaires.

Encore un chiffre : en 2050 il y aura 9 milliards d’habitants sur la planète, donc 2 milliards de bouches à nourrir en plus qu’ aujourd’hui, ce qui nécessite une augmentation de la production agricole de 70%.

On voit bien que notre système agricole à bout de souffle n’y parviendra pas. Mais si demain on cultivait tous un peu notre jardin ou le vôtre, alors on pourrait dire adieu à la filière agricole et à ses crises et bonjour à un nouveau modèle plus sain, mais aussi beaucoup moins cher pour tous.

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