Aujourd’hui à Lyon, Villeurbanne et Paris, la circulation alternée et différenciée est reconduite en raison du pic de pollution. 

20% des émissions de CO2 sont dues à la recherche d'une place de stationnement
20% des émissions de CO2 sont dues à la recherche d'une place de stationnement © Getty / LordRunar

Mais en dehors de la qualité des voitures, ce qui contribue plus encore à la pollution, c’est le temps perdu à chercher une place de parking.

Pour ceux qui possèdent une voiture, sachez que vous passez un an de votre vie à vous garer. Vous tournez, vous cherchez, et surtout, vous polluez.

En France, 20% des émissions de CO2 liées aux transports sont dues à la recherche d’un stationnement.

Et pourtant, alors que vous sillonnez les mêmes rues en vain, il y a dans chaque ville, sous vos roues des dizaines de places de parking vides. Ces places, plusieurs applications se sont chargées de cartographier.

Si vous cherchez une place pour un mois, vous avez Yespark: 32 euros le mois de parking à Beauvais, 90 euros à Paris soit 20% de moins que le prix du marché.Yespark, c’est déjà 5000 places de parking libres à travers la France. Mais vous en avez d’autres: Path to Park, proposé par Parkéon qui gère les horodateurs.

Excellents mouchards ces horodateurs! Grâce à leurs données, l’appli vous donne les chances pour qu’une place se libère dans telle ou telle rue, tel jour, à telle heure.

C’est pas 100% fiable, c’est pas une garantie, c’est du prédictif , mais ça peut aider.

Zenpark, même chose, ça ne passe pas par les horodateurs, mais ça peut être utile pour une heure ou deux. Après vous avez d’autres systèmes quand vous voulez prendre l’avion ou le train. Sans vous faire matraquer par le parking de la gare ou de l’aéroport, mais c’est un autre sujet.

L’idée, je crois que vous l’avez compris, c’est que pour se garer plus vite et moins cher, on aurait presque l’embarras du choix. Ce qui ne nous empêche pas régulièrement de nous retrouver à la fourrière.

Parce que toutes ces applis sont en concurrence. C’est la loi du marché. Chacun s’est positionné sur un petit segment. L’un sur les aéroports, l’autre sur les gares, l’un sur les courtes durées l’autre sur les longues. Tout ça avec encore des dizaines de places inutilisées sous les immeubles.

Et si demain, la mairie ou la région se chargeaient de stimuler les bailleurs sociaux qui laissent dormir ces places? L’appli Yespark justement, est allée voir la mairie de Paris, demander un coup de pouce.

Ses deux fondateurs sont repartis tous contents, avec une lettre de soutien signée Anne Hidalgo.

Mais on peut imaginer qu’il y a peut-être, dès aujourd’hui, d’autres moyens plus incitatifs pour réveiller les propriétaires des places qui dorment, alors qu’on perd son année de vie à les chercher et à polluer.

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