Deux jeunes trentenaires Français ont inventé Zenly, une application qui permet de géolocaliser ses enfants.

Zenly, une application de géolocalisation très sollicitée par les ados
Zenly, une application de géolocalisation très sollicitée par les ados © Getty / Geber86

Est-ce encore normal finalement de laisser son enfant, ado, aller voir son idole en concert avec ses amis ? Ou totalement irresponsable ? Est-ce une manière de l’accompagner doucement vers l’autonomie ou est-ce le mettre en danger ? Voire en danger de mort…

La plupart des parents se sont un jour posé la question… Mais là plus encore, après l’actualité de Manchester et avant la période de festivals qui commence : de Solidays, en passant par le Hellfest ou Rock in Evreux…

Les occasions de sortir en bande vont être nombreuses : 639 festivals rien qu’au mois de juin.

Et si demain, on laissait nos enfants prendre le large, tout en sachant où il sont ? C’est ça, l’appli que Zenly a mis au point.

Une application sociale qui vous guide jusqu’à votre contact placé sur une carte. Pas la peine de donner d’adresse, pas même besoin de connaître la géographie des lieux où le nom de la rue son numéro ou même le nom du village. Vous suivez simplement le trajet qu’on vous indique.

Zenly remplace Alert Us

En fait, sa technique de géolocalisation est presque ancestrale, déjà six ans. Mais à l’origine, les deux fondateurs avaient commencé à la mettre au service d’une autre application qui s’appelait Alert Us. Ce qui n’a pas vraiment fonctionné. Perçu comme trop anxiogène.

D’où le zen de Zenly, contrepied aux couleurs festives, mais dont le but est exactement le même : se retrouver en groupe pour aller au concert et accessoirement rassurer les parents.

Remarquée (et aidée) par la Silicon Valley

En fait, ce sont les jeunes Norvégiens qui ont les premiers mordu à l’hameçon, lors d’un festival de musique, puis ce sont des Français qui ont pris le relais et ainsi de suite. Puis leur ascension a été fulgurante et remarquée par les plus grands investisseurs de la Silicon Valley.

Ainsi Benchmark Capital, qui est derrière Snapchat, Twitter, Instagram et même Uber leur a donc injecté 20 millions d’euros en septembre dernier. 20 millions d’euros pour compléter leur implantation en Europe, en Asie du Sud et aux Etats-Unis. Les Etats-Unis, où, il y a peu, ils projetaient d’installer un bureau, pour toute la partie marketing. Les hommes de la technique eux restent en France, installés non loin du Canal Saint Martin. Pas loin non plus de très belles salles de concert.

Ils comptent aujourd'hui plus de 2 millions d'utilisateurs.

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