Hier, Pôle Emploi a dévoilé les chiffres du chômage pour le mois de décembre dernier: 9,7% de chômeurs en métropole.

Pour contribuer à inverser la courbe, une start up: MyJobCompany a transformé la cooptation en business.

Et si demain, vous aviez des relations? Vous n’auriez ainsi pas que des compétences, vous seriez au courant que le poste de vos rêves se libère et qu’il y a mille possibilités autour de vous.

Car oui, dans les trajectoires professionnelles, c’est aussi, souvent, le réseau qui fait défaut. Une inégalité à laquelle les Américains ont trouvé un nom: The Opportunity Divide. Traduction: la fracture d’opportunité. C’est exactement sur ce créneau que s’est placé Myjobcompany. Notamment pour répondre aux offres mal pourvues par les entreprises.

Quelles sont les professions concernées? Par exemple en ce moment le casse-tête des supermarchés c’est de

trouver le boucher pour le rayon charcuterie. Les bouchers, c’est pas forcément une profession très connectée, et souvent les artisans préfèrent garder leur commerce.

Carrefour, Auchan, Monoprix sont donc des clients de cette start up. Autre domaine, les manutentionnaires, les restaurateurs, les serveurs...Mais aussi à l’autre bout de l’échiquier les développeurs, les informaticiens, sont très très demandés par les entreprises.

Plus intéressant encore, tout récemment, Tesla , la marque de voitures électriques du milliardaire Elon Musk est allé frapper à la porte de la start up. Tesla s’implante en France et cherche donc des commerciaux. Mais des commerciaux qui ressemblent moins à des concessionnaires qu’à des cadres sup. Des commerciaux qui parlent anglais, qui présentent bien, jeunes branchés un peu dans le style d’Apple. En sachant que leur CV ne sera peut-être pas relu par Elon Musk himself mais en tous cas par un DRH de la Sillicon Valley…faut pas se louper.

Alors comment la start up s’y prend elle pour trouver la perle rare? Elle mobilise ses recruteurs. Des hommes des femmes qui ont un réseau personnel professionnel et très présents sur Linkedin, Facebook et Twitter.

Ces recruteurs vont parler de l’offre la faire circuler dans les réseaux. Et s’ils trouvent le bon candidat, si ce candidat signe un contrat, top là et bien le recruteur y gagne aussi: jusqu’à 1000 euros au passage.

L’argument étant qu’il a mis des années à fabriquer son réseau. Et que ce service se rémunère.

Hier soir j’ai eu au téléphone un patron qui vend de la bière sur internet, il est passé par MyJobCompany pour 15 recrutements très variés. Et c'est cinq fois moins cher qu’avec un cabinet de recrutement classique, dit-il.

En 2016, MyJobCompany c’était 2 millions de chiffres d’affaires. 5 millions prévus pour 2017. Oui mais aujourd’hui, il y a tellement de plateformes de ce type que c’est difficile de s’y retrouver.

Il y en a par secteur: pour les livreurs, pour les chauffeurs. Mais le marché de l’emploi lui aussi est en train de s’organiser.

Sur le même créneau vous aviez un autre acteur que vous connaissez peut être.

Qapa.fr lui cible maintenant l’interim en concurrence frontale avec Adecco. MyJobCompany c'est pour les CDI. C’est donc un secteur qui bouge très vite.

Là où Gregory Herbé, le patron de MyJobCompany a été malin, c’est qu’il a déjà signé un partenariat avec Pôle Emploi. 100 000 euros pour coacher l’agence. Pôle emploi ne sait peut-être pas très bien trouver ses candidats. C’est ce qui en fait précisément un très bon client.

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