La première ferme urbaine de France a été inaugurée à Lyon.

Pour l’instant dans l’Hexagone ce n’est qu’un prototype, mais aux États- Unis, les Américains sont déjà passés au stade supérieur.

Et si demain, vous transformiez votre garage en ferme ? Pas besoin de tracteur. Pas besoin d’une grange. Même pas besoin de terre !

Prenez un local de 50 mètres carrés, glissez-y les racines de vos plantes dans une eau riche en nutriments et vous voilà devenu agriculteur.

La ferme urbaine de Lyon, sur le campus de l’INSA l’Institut National des Sciences Appliquées, c’est tout juste 50 mètres carrés où poussent sur étagère du thym de la sauge et du mesclun. Pas besoin de produits toxiques, tout est aseptisé.

Le froid mordant, les chaleurs qui assèchent, ou le vent qui les balaye, ces épreuves là, les plantes n'ont pas à les subir : elles ont des LED pour les éclairer, des ventilateurs pour l’air, de l’eau et le tour est joué : elles n’ont qu’à s’occuper de grandir. Comme le dit Christophe Lachambre, le patron de la ferme urbaine elles sont en club de vacances !

Les fermes urbaines ont germé il y a déjà quelques années dans des garages à Brooklyn, ou dans les environs de Seattle. Et elles vendent déjà leurs produits aux restaurants locaux. Elles fournissent les petites feuilles vertes de décoration des plats par exemple.

Dans ce domaine, il y a déja Green Spirit, Aéro Farm, Farmbox Greens, ou plus sophistiqué encore : Edenworks, un système où les poissons nourrissent les cultures.

L’argument de la pureté revient souvent dans les discours de ces start up. Mais pas tout ça n’est pas forcément vert, parce que tout ce dispositif est gourmand en énergie. Même si le circuit est court, les produits sont livrés aux alentours. Pour alimenter les LED, pour faire tourner les ventilateurs et les pompes à eau, il faut énormément d’électricité.

Chez Green Spirit, par exemple on s’en tire avec des factures d’électricité à 7000 dollars par mois, 6500 euros, ce qui est très cher pour cette entreprise.

Les Français, eux, ils ne vont pas s’amuser à cultiver des pastèques des patates ou des melons. Il n’y a pas la place. Non, ils vont se positionner sur un marché qui est compliqué actuellement pour les géants de l’agroalimentaire. Pour certaines marques, aller chercher de la salade iceberg en Egypte, pour agrémenter les hamburger devient un vrai casse-tête. Avec une ferme urbaine juste à côté, c'est plus simple.

Et puis, les Lyonnais aux pouces verts sont fiers de dire qu’avant de commercialiser, ils ont déjà innové : c’est un robot - déja breveté - qui écarte les plants les uns des autres quand elles ils ont grandi.

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