Pendant cette campagne, un thème a été très peu abordé : ce que l’on mange. Pourtant, le rapport d’un jeune énarque soulève la question de notre surconsommation de viande.

Et si on changeait notre alimentation ?
Et si on changeait notre alimentation ? © Maxppp / 6PA

On a beaucoup parlé transition énergétique : c’est entré dans le langage commun. Mais pourquoi pas envisager - demain - une transition alimentaire ? On est foutu on mange trop de viande... c’est, très vulgarisé, la thèse d’un jeune énarque proche de l’association L 214. Parce que, nous dit Sylvain Dibiane, c’est son nom, c’est aussi notre appétit de viande qui détruit la planète.

Aujourd’hui un être humain occidental mange 89 kilos de viande par an. Soit deux fois plus que nos grand-parents.Trois fois plus que nos arrière grand parents.

Or pour produire ne serait-ce qu’un kilo de bœuf il faut 15000 litres d’eau et 10 kilos de céréales. Ce qui signifie, entre autres pollution de l’air et des sols et déforestation, et donc réchauffement climatique et baisse du PIB. C’est la FAO (l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), qui établit la corrélation. Mais notre goût pour la carne aurait également des conséquences multiples sur notre propre santé :

  • Diabète
  • Maladies cardio-vasculaires
  • Cancer obésité
  • Infertilité
  • Et même Alzheimer

La surconsommation de viande pourrait - aussi- être derrière tous ces maux. Thèse développée dans un documentaire : _What the health _qui circule beaucoup en ce moment aux Etats-Unis… Soit 1000 milliards de dollars de dépenses par an rien qu’aux Etats-Unis. Tendance inquiétante qui menace de réduire l’espèce humaine à l’os.

Pour l’enrayer plusieurs solutions :

Pour Sylvain Dibiane, il faudrait lancer une politique globale sous l’autorité du Premier Ministre qui regarderait de bien plus près ce qui se passe dans les cantines. Il milite sur un point en particulier le jeune énarque : abolir le décret du 30 septembre 2011 qui oblige les cantines à proposer de la viande dans les menus. Mais d’abord il faut des chiffres, un vrai travail sur la question. En France on est pauvre en études… Pourquoi pas, suggère Dibiane, ne pas mettre le Conseil Economique et Social sur le dossier ? Car si demain, tout le monde baissait sa consommation de viande d’ici à 2050, les gaz à effet de serre baisserait de 29%.

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