Le neuvième forum de la cybersécurité se tenait jusqu’à hier soir à Lille. Parmi les sujets abordés, il y avait cette menace qui monte : le « ransomeware ».

De plus en plus d'entreprises et de particuliers victimes de piratage
De plus en plus d'entreprises et de particuliers victimes de piratage © Getty / Dimitri Otis

Le principe est très simple : un pirate prend en otage les données de votre ordinateur. Et si vous voulez les récupérer, il vous demande une rançon. En 2016, aux Etats-Unis, 4000 attaques de ce type ont eu lieu chaque jour. En augmentation de 300% par rapport à 2015 (les chiffres viennent de Carbonite, spécialisée de cybersécurité).

Les premières victimes visées sont les entreprises, dont la moitié aux Etats-Unis a payé la rançon.

Mais la France n’a pas été épargnée. Le virus qui a fait le plus de dégâts cette année c’est Locky.

Locky c’est un mail qui arrive dans votre boîte et qui vous demande de payer une facture. Mais c’est illisible, on n’y comprend rien… On ouvre donc un logiciel pour le décrypter et on se fait avoir. C’était le cheval de Troie. Tous vos documents se retrouvent bloqués, photos de vacances envolées.

Les entreprises tout comme les particuliers sont dans le viseur. Mais les pirates sont beaux joueurs: ils vous mettent dans le mail le mode d’emploi pour retrouver vos documents.

Une transaction à effectuer en bitcoin, cet argent virtuel. Gros avantage pour les pirates : absolument aucune traçabilité. Et puis il y a une autre grosse attaque qui faisait parler au forum de Lille ces deux derniers jours. C’est celle de « DYN », une des entreprises qui héberge toutes les adresses internet des entreprises. En octobre dernier, les pirates ont pris la main sur ce gigantesque carnet d’adresses. Résultat : ils sont parvenus à paralyser Netflix, PayPal, Twitter, Ebay

Perte sèche : plusieurs millions de dollars. Comment ils s’y sont pris ? Dans ce cas de figure, ce sont des caméras connectées qui ont été piratées. Et c’est là que nous sommes tous concernés : une balance, une caméra branchée dans la chambre des enfants, ou un thermostat connectés, bref tout ce qui passe par le WI-FI nous rend vulnérable.

Chez Stormshield, entreprise de cybersécurité, le directeur technique Daniel Fage me donnait donc deux conseils basiques :

  • changer systématiquement tous les mots de passe de ces appareils objets.
  • se débarrasser d’AdobeFlash Player, pour les vidéos.

En ce qui concerne les entreprises : Stormschield les équipe en firewall et en boîtier de sécurité WI-FI. Activité qui grimpe en flèche. Plus 20% de d’activité chaque année.

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