La Suède s’apprête à rendre hommage aux plus grands ratages commerciaux.

Et si demain, l’échec avait son musée ? Une institution pour raconter ces bides, ces flops ces foirages qu’ont tous un jour connu les plus grands patrons et les plus grandes marques ?

Une ville a décidé de faire de l’insuccès son étendard : Helsingborg, en Suède. Le musée y ouvrira ses portes le 7 juin prochain. Grâce à la collection d’un homme passionné par le sujet : Samuel West, docteur en psychologie du travail. Il a tout gardé.

  • L’imbuvable Coca Cola black hyper caféine : mélange de café et de coca.
  • La machine à décrypter l’écriture : l’Apple Newton, qui ne marchait pas.
  • Les lasagnes de la marque Colgate.
  • Le stylo Bic pour femme rose ou violet (parce que les femmes ne peuvent pas écrire avec un bic pour homme…)
  • Ou encore ce masque blanc censé stimuler votre visage avec des chocs électriques. En tous cas c’est ce qu’il vous suggère sur le paquet…

Et puis dans les allées de ce musée, vous croiserez un autre looser, un autre perdant célèbre : Donald Trump. Donald Trump qui avant de lancer The Apprentice a sorti un jeu de plateau aux règles incompréhensibles qui s’était très mal vendu.

C’est une dédramatisation de l’échec commercial, en somme

L’échec très accepté dans la culture anglo-saxonne et qu’une association - 60 000 rebonds - dont je vous ai déjà parlé, tente d’importer en France. L’idée plus précisément : c’est d’insuffler la notion de «Fail fast» aux entrepreneurs français qui font faillite. «Fail fast» ou échouer vite, qui passe notamment par le fait d’arrêter de se battre quand une réglementation change, par exemple, et que vous ne pouvez rien y faire.

La différence entre celui qui a échoué et celui qui a réussi est très ténue… Pour les 63 000 entrepreneurs français qui font faillite chaque année, savoir que l’ancêtre de l’iPhone a été une grosse tablette qui ne marche pas, cela peut faire du bien

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