Nous avons été nombreux pour Noël à acheter rapidement des objets ou des vêtements sans se poser la question de leur fabrication.

Le fameux "pull de Noël", acheté vite fait pour rigoler chez une grande marque de prêt à porter, mis le 25 décembre et jetté.
Le fameux "pull de Noël", acheté vite fait pour rigoler chez une grande marque de prêt à porter, mis le 25 décembre et jetté. © Getty / RyanJLane

Déjà on peut acheter des vêtements qui durent. Vous savez le pull de Noël, par exemple? Celui qui brille avec des boules, un renne et un traîneau dessus ? On l’a acheté vite fait pour rigoler chez une grande marque de prêt à porter, on le met le 25 décembre et puis on le jette.

Et bien voici un jeune homme qui a fait de l’obsolescence programmée du pull de Noël son combat : Tom Cridland. C’est un jeune anglo-portugais de 26 ans. Et au delà du pull de Noël, il est parti en croisade contre la « fast fashion » autrement dit, la mode jetable. Lui, il vous propose pour 65 livres (76 euros), un pull qui ne vieillira pas, mais aussi T-shirt, vestes, pantalons.

Vendre de la qualité, moins cher

La promesse du vendeur est la suivante : au premier signe de fatigue, il s’engage à vous le remplacer.

Avec lui vous n’allez pas chercher à vous distinguer, la coupe n’a rien de novateur, l’idée n’est pas fondamentalement originale: il s’agit juste de vendre de la qualité. Mais moins cher.

Objectif atteignable quand vous passez par internet, sans magasin physique avec un loyer à payer, et des vendeurs à temps plein.

En 2016, Tom Cridland a donc vendu 20 000 vêtements et 800 pulls de Noël.

Et les clients sont Britanniques, Américains, Australiens, Coréens et Chinois et il y a même eu 500 Français.

Tom Cridland a essayé de se vendre auprès d’H et M : pas intéressés.

Primark, aussi, pour proposer d’équiper le personnel mais là encore, on l’a gentiment éconduit.

Ce qui est intéressant dans ce cas de figure c’est que le consommateur peut aller chercher de la qualité sans se tourner vers le luxe.

Pas simplement dans le domaine du textile.

Dans un secteur aussi complexe que les téléphones portables maintenant, un petit nouveau est arrivé sur le marché : il s’appelle le Fairphone 2. Ses composants : le cuivre l’argent le tungstène ont été tracés, on connaît la mine dont ils sont issus.

Le portable coûte un peu plus de 500 euros. Là encore l’argument de vente c’est qu’il vous dure le plus longtemps possible.

Enfin un dernier domaine où commence à poindre les considérations éthiques, c'est la joaillerie.

Fairphone a aujourd'hui réussi à tracer de manière éthique l'étain, le tantale, le tungstène et l'or. L'objectif est bien sûr d'intégrer progressivement tous les 40 minerais nécessaires pour la fabrication d'un smartphone, dont le cuivre et l'argent, mais ces autres métaux ne sont pas encore tracés de manière équitable.

Avec des petites marques qui se proposent de recycler les composants des téléphones portables pour en faire des bagues des colliers des bracelets. Il y a une sud africaine qui a assez bien réussi son coup: c’est Ashleyheatherjewellery.

Donc vous voyez si vous avez encore des courses de Noël à faire, voilà quelques pistes qui vous permettront en prime d’avoir une histoire à raconter.

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