Le salon de l’agriculture se poursuit jusqu’au 5 mars à Paris. C'est l'occasion de mettre en lumière un nouvel arrivant dans le négoce de céréales. 

Moisson de blé
Moisson de blé © AFP / MYCHELE DANIAU / AFP

Il s’appelle comparateuragricole.com. Et il est en voie de bousculer un système très installé.

Imaginez-vous, ce matin dans la peau d’un céréalier.

Que faites vous de vous de vos tonnes d’orge, de blé, de colza, de maïs? Vous appelez la coopérative…qui va vous acheter votre production, la stocker dans un silo, regarder monter les cours et vendre au meilleur prix. Mais vous, vous n’avez plus votre mot à dire.

Et si demain, c’était vous, le céréalier, qui contrôliez cette opération ?

Au revoir l’intermédiaire, au revoir la coopérative. C’est un peu comme si vous vendeur de blé, vous vendiez directement au meunier : comparateuragricole.com c’est ça : les vendeurs et les acheteurs sur une plateforme en temps réel.

Vous ne payez donc plus les coopératives dont les coûts de fonctionnement se sont alourdis au fil des ans. Et se font leur marge sur votre dos

Alors c'est vrai, c'est David contre Goliath. Comparateuragricole.com c’est six salariés, et un an d’existence. En face vous avez 400 grosses coopératives comme Vivecia, Agrial, Axcereal. De grosses machines agricoles qui ne sont pas passées au numérique. Dont certaines exercent des monopoles.

Mais comparateuragricole.com, rien qu’au mois de janvier, avec ses 1000 agriculteurs inscrits, il a réalisé 800 000 euros de chiffres d’affaires. Soit en un mois son chiffre de toute l’année dernière.

Comparateuragricole.com va s’occuper de transporter la marchandise. Comme la coopérative pouvait le faire, mais là encore en réduisant les coûts au maximum. Comment? En mettant en concurrence les transporteurs. Mais sans prendre une commission au passage. Parce que les jeunes derrière ce comparateur encouragent les agriculteurs à posséder leurs propres silos. Pour qu’ils ne soient plus otages de ceux des autres. Une forme de libération en quelque sorte…

Alors si demain, tous les céréaliers passaient sur cette plateforme, pour nous consommateurs ça ne changerait pas grand chose à la baguette de pain.

En revanche, il est possible que cela améliore le sort 130 000 exploitants dont la moitié cette année a perdu beaucoup beaucoup d’argent en raison des mauvaises récoltes.

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