Dimanche prochain, se tiendra, sur les Champs Elysées, le Paris Drones Festival. Une fête du drone des villes en quelque sorte.

Des drones qui détecteraient des plantes malades dans les champs
Des drones qui détecteraient des plantes malades dans les champs © AFP / Ralf Hirschberger / dpa

Et si demain, les drones détectaient les plantes malades, avant même qu’elles ne commencent à jaunir ? Avant le dessèchement, avant le flétrissement… Et surtout avant qu’elles ne transmettent leur maladie aux plantes voisines ?

En Angleterre, en coopération avec le ministère de l’Agriculture, des chercheurs du Imperial College de Londres travaillent sur un drone qui repère les cultures infectées.

Dans leur ligne de mire : un champignon, le septoria détesté des éleveurs de colza. Parce qu’il provoque toutes sortes de maladies dans les cultures en plein champ. L’idée est la suivante : pouvoir traiter avec des pesticides ou des insecticides la zone infectée, et seulement la zone infectée.

Argument écolo à l’appui

Avec la technologie vous ne déversez pas de produits chimique inutilement. Argument économique aussi : c’est moins cher pour les agriculteurs. Aux Etats-Unis, même recherches, mais plus radicales. Cette fois de l’Idaho State University. Eux, c’est la pomme de terre malade qu’ils cherchent à neutraliser.

Et plus précisément ce virus Y auquel elle est vulnérable : le VYP. L’objectif des Américains c’est là encore de détecter la patate malade. Et non pas de la pulvériser de pesticide. Mais de la pulvériser tout court.

Pour repérer le légume malade, le drone est équipé avec une caméra multispectrale

Plusieurs lentilles et plusieurs filtres différents. A partir de cette technique, les caméras vont photographier la signature lumineuse de chaque plante. En gros, ça se traduit par une photo avec plein de taches rouges bleues oranges. Les plantes en bonne santé vont avoir une certaine couleur, les malades une autre.

A l’aide de ces couleurs, certains chercheurs affinent même leurs logiciel : telle couleur, ça veut dire manque d’engrais ou manque de potassium par exemple. Et l’enjeu de demain est là justement dans le traitement de ces données. Comment exploiter toutes les informations fournies et à quelle fin ?

Est-ce pour traiter ? Est-ce pour détruire la plante ? Ou est-ce pour la faire changer ? Certains chercheurs proposent d’utiliser ces données pour inventer encore d’autres espèces. Plus résistantes au stress lié au manque d’eau par exemple. Ces drones nous amèneraient encore à modifier la nature en somme… Ce qui pourrait expliquerait en partie pourquoi Monsanto est très actif sur les réseaux sociaux pour promouvoir ces recherches universitaires.

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