Du 1er et jusqu’au 5 février se tient à Paris l’exposition Concept Cars et Design Automobile.

Le projet de taxi volant : "Vahana" d'Airbus
Le projet de taxi volant : "Vahana" d'Airbus © Airbus Group

Vous y verrez notamment les nouvelles lignes épurées des grandes marques automobiles. Mais pour les vraies voitures du futures, celles qui vont réellement révolutionner notre quotidien, les prototypes se perfectionnent dans le plus grand secret.

Ce qui vous attend dans une dizaine d’années: la voiture volante. A travers le monde une douzaine de prototypes mûrissent dans les hangars. Le plus avancé d’entre eux est probablement chinois: EHANG 184.

Une sorte d’oeuf avec quatre bras et des hélices au bout. Il était présenté au CES de Las Vegas il y a quelques semaines. Dans l’habitacle il y a de la place pour vous et un sac pas trop gros.

Du doigt vous indiquez sur la tablette où vous voulez aller. Pour un peu que ce soit dans un rayon de 30 kilomètre ce méga-drone vous transporte. Vous ne conduisez pas, vous volez.

En France, à Marignane, Airbus s’y est mis aussi. Avec « City Airbus » basé sur la technologie de l’hélicoptère, un prototype développé en parallèle d’un autre qui doit voir le jour avant la fin de l’année dans la Sillicon Valley: Vahana, qui s’inspire plus des avions.

Deux équipes d’Airbus séparées mais un même défi: faire voler un homme sans qu’il se crash, avant la fin de l’année. Et puis en parallèle, une demi-douzaine de start up de la Sillicon Valley sont aussi sur le créneau: Kitty Hawk, Lilium Dragon, Zee Aro. Google a investi dans certaines d’entre elles. Et Uber les couve du regard, en se disant qu'il en ferait bien une flotte de nouveaux taxis volants.

Avant, cela il y a pas mal de problèmes techniques à résoudre. Il faut d’abord dépasser une contradiction métaphysique: une voiture c’est lourd. Un avion ça doit voler donc ça doit être léger. La solution intermédiaire pourrait bien passer par la NASA. Elle a conçu comme une petite libellule qui devrait survoler le désert californien: X57 Maxwell, le premier avion tout électrique.

Les autres soucis, ce sont évidemment l’autonomie des batteries et le bruit assourdissant des hélices qui rendrait la vie insupportable en ville.

Une fois ces problèmes réglés, faudra-t-il s’attendre à une production de masse? Non, parce que le prix de ces engins seront rédhibitoires assez longtemps.

Dans une ville où les voitures volent et sont autonomes, vous les partagez. Sauf si vous êtes millionnaires, vous ne les possédez pas. Finis les garages. Finis les parkings. Fini aussi le permis de conduire et les auto écoles pour le passer. Fini aussi l’assurance pour le conducteur puisque vous vous ne faites plus rien.

Si demain, la voiture vole, c’est toute une nouvelle économie qui décolle.

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