Bettina Rheims photographie les femmes, toutes les femmes, les actrices, les star, mais aussi les détenues, les femen et les putes, où même juste une femmes croisée dans la rue dont le visage la saisit. Ses clichés mondialement connus sont glamours, et sensuels, ils vous frappent, vous bousculent,et vous provoquent.

Bettina Rheims
Bettina Rheims © Radio France / Céline Villegas

Elle dit qu'avant d'être photographe, elle n'était pas quelqu'un d'intéressant. Elle aurait pu se contenter d'être une héritière. Mais Bettina Rheims a préféré travailler et devenir l'une des plus grandes photographes du monde.

On l'imaginait un peu froide, mais ce jour-là quand elle nous a reçu en pull noir et baskets aux pieds, elle était mélancolique, tendre et généreuse.

La photographe ne reçoit pas dans le lieu où elle photographie, mais dans son bureau, là où elle réfléchit. En ce moment, elle ne réfléchit pas. Elle traverse une phase "où rien ne vient, où rien ne viendra plus". Elle dit ne plus comprendre son temps. Elle croise les choses et a l'impression d'être déconnectée. 

Léa Salamé et Bettina Rheims
Léa Salamé et Bettina Rheims © Radio France / Céline Villegas

Bettina Rheims a grandi dans les années 1970, des années joyeuses et optimistes

Des années où l'on croyait que l'on allait construire des choses formidables dans ce pays. Elle a l'impression que tout à coup, les choses se sont resserré, que tout s'est rapetissé. Bettina Rheims ne trouve pas sa place. Mais elle reconnaît que peut-être dans deux ou trois mois elle l'aura retrouvée ailleurs. Bettina Rheims : 

Moi, une femme puissante ? Non, pour moi la puissance, ce n'est pas totalement propre. Ca frise quelque chose qui ne me plaît pas beaucoup. Il y a dedans une forme de domination, d'ambition... L'ambition, je l'assume. On ne travaille pas comme je l'ai fait pendant des années comme ça sans l'avoir voulu. L'ambition, je l'avais, je ne sais pas si je l'ai encore. Mais la puissance c'est peut-être plutôt masculin. Même si cela va à l'encontre de mon travail, puisque je photographie les femmes en disant : "Les femmes sont puissantes", ou je les rends puissantes, fortes et fragiles à la fois. La puissance, c'est un mot que je n'aime pas. 

La suite à écouter...

La programmation musicale

  • Patti Smith - People have the power
  • Johnny cash et Fiona Apple - Father & son
  • Christine and the queens - Comme si on s'aimait
Bettina Rheims et Léa Salamé
Bettina Rheims et Léa Salamé © Radio France / Céline Villegas/France Inter
Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.