C'est une femme puissante, car elle est l'une de nos plus grandes championnes : la seule Française, hommes et femmes confondus, à avoir été numéro un mondial. Elle est la première femme aussi à avoir entraîné des hommes : Andy Murray, et Lucas Pouille.

Amélie Mauresmo en novembre 2016 à Bercy pour la Fed Cup
Amélie Mauresmo en novembre 2016 à Bercy pour la Fed Cup © Getty / Frederic Stevens

La championne de tennis ne parle presque jamais, et donne des interviews au compte-goutte. Il faut dire qu'elle a été vaccinée du bruit médiatique et des polémiques, il y a vingt ans, quand au fait de sa gloire, elle a lâché au détour d'une interview que, oui, elle aimait une femme. Ce coming-out lui a coûté. Elle dit aujourd'hui que si c'était à refaire, elle le referait différemment.  

Elle nous a reçus dans une petite salle de Roland Garros en plein tournoi. En vrai, elle est grande, féminine et souriante. Et elle parle d'une voix douce. 

Amélie Mauresmo a lutté contre la peur de vaincre

Amélie Mauresmo et Léa Salamé
Amélie Mauresmo et Léa Salamé © Corbis / Sonia Leyglene/France Inter

Amélie Mauresmo : 

Femme puissante ? J'en doute ! Je peux comprendre pourquoi, vous me dîtes cela : mon coming-out, il y a vingt ans, c'était une sorte de personnalité qui s'affirme. Et puis de 1999 à 2009, des résultats qu'on n'avait encore jamais eus. Mais dans mon quotidien, ce n'est pas du tout ce que je ressens. 

Pour gagner, il a fallu qu'elle se débarrasse de la peur et de la honte de perdre. Il a fallu aussi apprendre à perdre pour gagner. Les sportifs sont ancrés dit-elle dans une société qui ne donne pas toujours le droit de gagner. Amélie Mauresmo estime que cette peur de gagner se joue dans l'inconscient collectif dès l'enfance, et qu'il a fallu qu'elle lutte contre, toute sa carrière.

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La programmation musicale

  • Lady Gaga et Bradley Cooper - Shallow
  • Queen - Killer queen
  • Angèle - Balance ton quoi
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