On dit que c’est une femme de coups, une killeuse, un bulldozer… Elle a été propulsée patronne d’une des plus grandes maisons d’édition française à même pas 35 ans. Elle dirige 40 salariés, et a publié le plus gros succès de l’année, le livre de Michelle Obama.

Léa Salamé et Sophie de Closets chez Fayard
Léa Salamé et Sophie de Closets chez Fayard © Radio France / Céline Villégas

Ajoutez à cela qu’elle est grande, belle qu’elle a un mari génial et deux enfants. Bref, c’est un peu la femme parfaite. De celles qui cochent toutes les cases. Evidemment, c’est plus compliqué que ça. Elle nous a reçu dans son bureau où la clim' fait des siennes. Au mur : la programmation de chez fayard sous forme de post-it de toutes les couleurs des publications de la rentrée et au-delà. Elle met des noms de codes pour garder le mystère, mais parfois, elle oublie ce qui se cache derrière. Parmi les gros coups à venir de sa maison d’édition, elle espère le livre de Barack Obama…

Léa Salamé et Sophie de Closets chez Fayard à l'été 2019
Léa Salamé et Sophie de Closets chez Fayard à l'été 2019 © Radio France / Céline Villégas

Sophie de Closets : 

Sophie de Closets :

Si vous me dîtes que je suis une femme puissante, j’ai l’impression que vous vous adressez à la personne morale, mais pas à la personne physique. Ce qui est puissant, ce sont les livres, c’est Fayard…  Mais, moi, Sophie toute seule, ça n’a pas de sens pour moi. 

Pour Sophie de Closets, la puissance, c’est la possibilité de faire des choses, simplement

"Dans le pouvoir et la puissance, il y a la capacité et la légitimité. C’est la question de la puissance des choses que vous pouvez faire". L'éditrice n’est pas certaine que la puissance soit si bien vue chez les hommes. Et s’interroge : quelle serait la réaction des hommes à qui on demanderait s’ils s’ont puissants ? Ils auraient peut-être les mêmes pudeurs, la même courtoisie, ou les mêmes interrogations que les femmes. Peut-être qu’un homme pourrait également répondre « Puissant, moi ? Je ne sais pas ». Elle n’est pas certaine en tous les cas qu’ils répondraient de façon assumée : « je suis super puissant ». 

La directrice de la Maison Fayard reconnaît être ambitieuse, "si c’est faire des choses qu'elle ne sais pas faire, « se faire peur » à faire des choses difficiles ou nouvelles… C’est un moteur qui peut sembler à de l’ambition. Mais faire carrière pour cocher des cases, ça ne m'’intéresse pas."

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