Aujoud’hui pour interroger la puissance au féminin, Lea Salamé reçoit une papesse de la communication. Une femme qui conseille beaucoup d'entreprises, réputée comme étant la grande prêtresse de la communication du patronat français : Anne Méaux

Anne Méaux en mars 2019 à Paris
Anne Méaux en mars 2019 à Paris © AFP / Jacques Demarthon

Ce qui marque d’abord chez elle, c’est sa blondeur, son assurance, et sa poignée de main énergique quand elle vous accueille... Elle aurait pu n’être qu’une grande bourgeoise des beaux quartiers, bien mariée, mondaine, elle est en fait une cheffe d'entreprise redoutable ... Elle dirige depuis 30 ans l’une des agences de communication les plus importantes de France : image 7, qu’elle a fondée seule à 30 ans à peine. Elle conseille la moitié du cac 40 de François Pinault à Carlos Ghosn. Mais avant les patrons, elle s’occupait des politiques de droite, parfois très à droite : de Valery Giscard d’Estaing à François Fillon en passant par Alain Madelin, elle les a tous coachés. 

Ceux qui la craignent disent qu’elle est brutale, dure, capable de tout. Ceux qui l’aiment disent qu’elle est loyale, et franche, qu’elle ne vous laissera jamais tomber, qu’elle est cash aussi, mais que c’est une qualité. Elle  donne des interview au compte goutte, se protège, préfère mettre en avant ses clients ... Mais quand elle accepte, elle va droit au but : pas de tergiversations ou de minauderie avec elle, elle  n’aime pas ça. Anne Meaux est nôtre invitée ...

Léa Salamé et Anne Méaux
Léa Salamé et Anne Méaux © Radio France / Céline Villégas

Anne Méaux, une femme puissante ? 

Anne Méaux : "J'accepte le terme, même si je n'y aurais pas pensé pour moi. C'est drôle, mais je suis sincère, je ne me sens pas puissante. J'aime la force qui est dans ce mot qui, alliée à du courage, permet de faire bouger des montagnes. Ca, ça me plait. 

En revanche, j'ai la conscience aiguë que la roche tarpéïenne est proche du Capitole : la puissance, c'est fragile, jamais durable. Il y a autre chose, la puissance dépend aussi de ce que l'on en fait. Si on s'en sert pour amoindrir les gens, ou contraindre, c'est totalement malsain. Si on s'en sert pour aider des gens qui ont peut-être eu moins de chance que nous, là, c'est très positif.

Si les femmes ne s'avouent pas facilement puissantes, c'est peut-être parce qu'on a un lien plus fort avec le bonheur.

Si vous me demandez "qu'est-ce qui est le plus important dans votre vie ?", c'est le fait que j'aime ma vie. Je ne prétends pas du tout qu'elle soit extraordinaire, mais j'ai le sentiment d'avoir réussi à être à la fois une femme, une mère, un chef d'entreprise, d'avoir réussi à concilier plein de choses. C'est une réussite personnelle, pas aux yeux des autres. Nous les femmes, sommes moins dépendantes du regard des autres, que les hommes. Le pouvoir ou la puissance, cela peut être que l'autre vous admire. Mais moi, je m'en fous complètement, et c'est sincère."

Programmation musicale

  • Barbara : Ma plus belle histoire d’amour c’est vous, le choix musical d’Anne Méaux
  • David Bowie : Changes 
  • Clara Luciani  : Ma soeur, Clara Luciani qui signe le générique de femmes puissantes

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