Un jeune écrivain décide de devenir détective privé pour stimuler son inspiration... Une comédie new-yorkaise toute en légèreté, avec un Jason Schwartzman tout droit sorti d'un film de Wes Anderson.

Jason Schwartzman sur le tournage de "Bored to death" en 2010
Jason Schwartzman sur le tournage de "Bored to death" en 2010 © Getty / Bobby Bank

Bored to Death est une expression qu'on peut traduire par "s'ennuyer à mourir"… voilà qui résume bien cette série en 24 épisodes !

Non pas qu'on s'ennuie, bien au contraire, Bored to Death est un savoureux divertissement, mais le choix d'un titre a priori peu vendeur est à l'image de l'atmosphère de cette série : modeste, lunaire et pleine d'autodérision.

A la suite d'une rupture amoureuse, le timide Jonathan Ames se décide à proposer sur internet, sur Craigslist, ses services en tant que détective privé. Contre toute attente, et sans formation ni licence, Jonathan obtient de nombreux contrats.

Toutes ces nouvelles aventures vécues par cet écrivain en panne d'inspiration vont bien sûr stimuler sa productivité.

Jonathan, interprété par Jason Schwartzman (vu notamment chez Wes Anderson), est un peu un prolongement du Woody Allen des années 1970 et 1980 : un jeune homme maladroit, névrosé, et tchatcheur.

Le scénario est accessoire dans Bored to Death

Ce qui fait mouche, ce sont toutes ces petites trouvailles comiques, ces gags subtils qui parviennent à nous surprendre, tant ils sont décalés et créatifs.

Le personnage principal, Jonathan, est flanqué de deux acolytes eux aussi très décalés, George et Ray, joués par les impayables Ted Danson et Zach Galifianakis.

George est un riche patron de presse, qui aime les femmes et la marijuana et s'amuse comme un ado, malgré ses 60 ans.

Ray est encore plus perché. Malgré sa barbe et sa carrure imposante, Ray, pourtant père de famille, réagit comme un enfant.

Des personnages immatures et totalement inadaptés à la vie en société... c'est tout le charme de Bored to Death.

Il n'y a jamais de cynisme, jamais de vrais accès de violence

Ces héros naïfs semblent tout droit sortis d'une bande dessinée. Jonathan, c'est un peu Tintin à Brooklyn ! Zach Galifianakis ferait d'ailleurs une belle version 2.0 du capitaine Haddock...

Derrière cette série moitié geek moitié hipster, à l’esthétique très "film indé", se cache un écrivain et scénariste new-yorkais, Jonathan Ames, oui oui, comme le héros de cette comédie attachante. Une oeuvre très personnelle, donc.

Bored to Death, comme tant d'autres séries, s'est arrêtée prématurément

Alors que le dernier épisode avait déjà été tourné et diffusé, la chaîne HBO a décidé d'arrêter les frais, faute d'audience suffisante.

Jonathan Ames n'a donc pas eu l'opportunité de proposer une fin digne de ce nom.

Mais il n'y a pas mort d'homme, comme dans la série.

Bored to Death s'en est allée comme elle a vécu, discrètement, et modestement.

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