Monica, Phoebe, Rachel, Chandler, Joey et Ross... 25 années plus tard et malgré les critiques légitimes, les aventures de ces six jeunes new-yorkais restent un monument de l'humour télévisé.

La série "Friends"
La série "Friends" © Getty / David Hume Kennerly

Trois gars, trois filles, deux appartements à Greenwich Village et au coin de la rue un café accueillant avec un vieux canapé confortable, bienvenue dans Friends !  

Joey, comédien qui court les castings est en coloc' avec Chandler, bout-en-train mal dans sa peau. Leur meilleur ami s'appelle Ross, paléontologue un peu coincé, dont la sœur, Monica qui adore cuisiner et faire le ménage, est en coloc' avec Rachel, fille à papa qui tente de s'émanciper. Leur meilleure amie s'appelle Phoebe, chanteuse, masseuse et... libre-penseuse. 

Le spectateur est le témoin privilégié de leurs mésaventures et il se sentira vite comme le septième "friend" de la bande. 

Friends, c'est du théâtre filmé, un dispositif de sitcom, déjà bien connu des téléspectateurs quand la série débarque en 1994. 

Trois décors principaux et des séquences tournées en public, d'où ces rires qui ponctuent chaque gag. Sauf que Friends va quasiment enterrer la sitcom à l'ancienne et va ouvrir la voie à toute une nouvelle génération de séries comiques. 

Les géniaux producteurs de Friends nous proposent une version modernisée du théâtre de boulevard

C'est une série qui innove par ce qu'elle raconte mais surtout par son humour ultra-rafraîchissant à la télé, après plusieurs décennies de ronronnement paresseux. Les scénaristes parviennent à nous surprendre au moins une fois toutes les deux minutes. 

Une précision d'orfèvre, qui ne serait rien sans les gigantesques performances d'acteurs (mentions spéciales à David Schwimmer et Jennifer Aniston).

Chaque personnage est interprété brillamment par des comédiens qui ont pour point commun de ne jamais avoir peur du ridicule

Malgré le côté glamour que peut avoir Friends, l'engagement physique est total et aucun personnage n'échappe à des situations honteuses, à des moments de gêne intense. 

L'an passé, "Friends" pourtant fait l'objet de violentes critiques, dans la presse américaine 

25 après, de nouveaux spectateurs découvrent la série (notamment via Netflix), et d'autres la redécouvrent avec leurs yeux d'adultes. 

Oui, effectivement, Friends manque cruellement de diversité, d'autant que l'action se situe à New York, l'une des villes les plus multiculturelles du monde. 

Et oui aussi, certaines scènes ont effectivement des relents sexistes, homophobes, ou grossophobes. 

Mais il faut replacer la série dans son époque : en un quart de siècle, la société a évolué, et c'est tant mieux

Certaines blagues passent mal aujourd'hui, mais dans l'ensemble, les rires que provoquent les innombrables gags n'ont rien de malveillants.

L'incroyable puissance comique de Friends fait toujours mouche et on quitte à regret nos "amis pour la vie", après 236 épisodes et une ultime blague de l'impayable Chandler.

Si on les a tant aimés, c'est aussi pour leurs défauts

Les Friends ne sont pas parfaits, loin s'en faut, et c'est ce qui les rend tellement réels.  

Bien sûr qu'ils vont trop loin et qu'ils sont parfois intolérants. Mais, depuis, on a connu les Soprano, Mad Men et Breaking Bad, alors les anti-héros à la télé, ça nous connait ! 

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