Une mère de famille se retrouve veuve et décide de vendre de l'herbe pour conserver son niveau de vie... L'une des comédies américaines qui va le plus loin dans l'immoralité.

Weeds : Photo Mary-Louise Parker
Weeds : Photo Mary-Louise Parker © Showtime Networks Inc.

En 2005, quand Weeds débarque sur nos écrans, impossible de ne pas penser à une autre série : Desperate Housewives

La filiation entre les deux œuvres est évidente  : des femmes au foyer de la classe moyenne supérieure, qui s'ennuient dans leur banlieue pavillonnaire. 

Mais Weeds, diffusée sur une chaine du câble, est clairement plus trash que sa glorieuse aînée

Un langage plus fleuri, des scènes de sexe plus explicites, mais surtout, une plus grande immoralité puisque Nancy Botwin, l'héroïne de Weeds, est une dealeuse totalement décomplexée

Au début, cette veuve se contente de vendre du cannabis à ses voisins et à ses amis, mais très vite, son business se développe et la voilà qui embauche plusieurs livreurs. Une vraie start-up ! 

Nancy lance même sa propre marque de marijuana, baptisée "MILF", et la star du rap californien Snoop Dogg fait une apparition clin d'oeil pour dire tout le bien qu'il pense de cette weed.

Cette série est très féminine et très féministe  

L'héroïne est une femme libre, qui ne renonce jamais à ses désirs, et qui est une véritable meneuse... d'hommes. 

Nancy entraîne dans son sillage ses deux fils, mineurs au début de la série puis adultes dans les dernières saisons. 

Elle traîne aussi derrière elle deux gentils boulets : Andy, son beau-frère fou amoureux d'elle, et Doug, un comptable magouilleur et immature. 

Celle qui est à l'origine de ce beau portrait de femme puissante est elle-même une femme puissante : Jenji Kohan.

Celle qui a fait ses débuts de scénariste sur des séries telles que Le Prince de Bel Air, Friends ou Sex and the City, est rapidement devenue une valeur sûre à Hollywood. 

Au point que Netflix lui a commandé au début des années 2010 l'une des toutes premières oeuvre originales produites par la plateforme : "Orange is the New Black", série carcérale et, là aussi, très féministe

Dans Weeds, la liberté créative est immense

Il n'y a absolument aucune limite, comme si les personnages, mais aussi les scénaristes, étaient en permanence sous l'influence du THC

Il n'y a pas d'unité de lieu non plus. 

Le point de départ façon Desperate Housewives dans la ville fictive d'Agrestic laisse rapidement place à un long road trip, qui passe par Tijuana, Seattle, New York et même Copenhague

Rares sont les exemples de séries qui évoluent autant, et qui l'assument. 

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