Le créateur d'A la Maison Blanche nous emmène dans la salle de rédaction d'une grande chaîne de télé américaine. Une série réaliste et bavarde sur le monde du journalisme.

Jeff Daniels, The Newsroom
Jeff Daniels, The Newsroom © Getty / Jason Kempin

Présentateurs, assistants, reporters, rédacteurs en chef, bienvenue dans la fourmilière de The Newsroom !

ACN, la chaîne de télévision où l'action se déroule est une chaîne fictive, mais elle fait beaucoup penser à CNN

La star d'ACN, Will McAvoy peut, lui, faire penser à PPDA, au vu de sa longévité et de son côté consensuel.

Un beau jour, à l'occasion d'une rencontre avec des étudiants, McAvoy s'emporte et déclare, arguments à l'appui, que "l'Amérique n'est pas le meilleur pays du monde"... scandale !

Cette déclaration politiquement incorrecte vaut à McAvoy deux semaines de mise à pied, et c’est en fait un électrochoc.

A son retour de "congé", tout change pour Will McAvoy

Sous l'impulsion du patron de la chaîne, "News Night", la tranche d'information de McAvoy, va devenir un modèle de journalisme sans concession.

On pourrait comparer ça à ce que fait chez nous Elise Lucet depuis plusieurs années maintenant. 

Investigation ultra-poussée, invités à contre-courant et interviews offensives et ultra-documentées.

Les actualités traitées dans The Newsroom sont de vraies actualités, ce qui contribue évidemment au réalisme de cette série.

Il est question du mouvement Occupy Wall Street, de l'attentat du marathon de Boston, ou encore de l'annonce de la mort de Ben Laden.

C'est un grand nom d'Hollywood qui produit The Newsroom

Aaron Sorkin, qui est aussi le créateur d'A la Maison Blanche, cette série multi-récompensée qui décrivait de façon très documentée les coulisses du pouvoir à Washington.

La spécialité de Sorkin, c'est le "walk an talk". Des personnages qui marchent et qui parlent… énormément ! Quitte à s'interrompre, quitte à tous parler en même temps.

Ces logorrhées sont devenues la signature de Sorkin, au risque parfois de l’auto-caricature. Mais le réalisme de The Newsroom passe aussi par là.

Les personnages parlent beaucoup, notamment lors des conférences de rédaction, et à la fin, même en étant ultra concentrés, on finit par perdre le fil... comme dans la vraie vie après tout !

Ça nous arrive tous régulièrement, et c'est bien qu'une série nous fasse ressentir ça. 

Mais The Newsroom est très pointue, trop sans doute, pour vraiment captiver le grand public, et après 25 épisodes, fin 2014, McAvoy nous a dit "good bye".

Une série certes pas complètement réussie, donc, qui peut agacer par son côté donneur de leçon, mais une série très recommandable quand même.

Il est en effet question ici des lanceurs d'alerte, du poids grandissant des réseaux sociaux, ou encore des fréquents bras de fer entre patrons de rédaction et propriétaires de médias, qui réclament toujours plus d'audience et veulent préserver les intérêts des annonceurs.

Et puis, avec le recul, on ne pas s'empêcher de penser que l'actuel mandat de Donald Trump aurait énormément inspiré les scénaristes...

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