A partir de 1995, la télévision australienne exporte une série jeunesse audacieuse, qui se distingue nettement de Beverly Hills ou de Premiers baisers.

L'équipe de "Heartbreak High" fête le 200è épisode
L'équipe de "Heartbreak High" fête le 200è épisode © Getty / James Pozarik / Gamma Liaison

Dans les années 90, Hartley, cœurs à vif a contribué à dépoussiérer un genre qui en avait bien besoin : la série jeunesse.

On peut aussi citer Les Années collège, au Canada, et Freaks and Geeks, aux Etats-Unis, mais Hartley, modeste série australienne devenue succès planétaire, marque vraiment un tournant.

On est en effet ici très loin de Beverly Hills, de Sauvés par le gong, ou des productions made in France de l'époque, type Premiers Baisers et Hélène et les garçons.

A partir de 1995, c’est France 2 qui diffuse cette série qui suit le parcours d'un groupe d'adolescents issus d'un milieu modeste.

Nick, Costa, Rose, Jack et Chaka sont respectivement d'origine grecque, italienne, libanaise, vietnamienne et salvadorienne.

La question du racisme est régulièrement abordée, et il est aussi question de deuil, de divorce, d'alcoolisme et de grossesse précoce

Les cheveux sont gominés ou décolorés, les habits sont grunge, il y a des piercings, des tatouages, des planches de skateboard.

Hartley cœurs à vif est en fait la déclinaison d'une pièce de théâtre, The Heartbreak Kid, devenu ensuite un long métrage à succès, sorti en Australie en 1993.

Ce qui a contribué au succès de la série, c'est qu'on se croit dans un vrai lycée

On sent que le réalisme a été l'une des grandes préoccupations des deux créateurs de la série, Ben Gannon et Michael Jenkins.

Les épisodes sont tournés en décors naturels : l'équipe de production a investi un lycée désaffecté pour recréer "Hartley High".

La mise en abyme ne s’arrête pas là puisque les horaires de tournage sont similaires à ceux d'un établissement scolaire : du lundi au vendredi de 8h à 18h. Et vu que la plupart des jeunes acteurs sont des débutants, ils apprennent sur le tas le métier, comme à l'école.

Pour la petite histoire, c'est l'acteur qui joue le père de Nick dans la série, qui encadre les jeunes comédiens et qui les fait répéter.

Et celle qui interprète la conseillère d'orientation, Yola Fatoush, est la coach sportive de la troupe.

Tous ces éléments contribuent évidemment à la sensation d'authenticité qui ressort des premières saisons d'Hartley.

Les deux premières saisons sont les plus réussies mais la série a tout de même su se renouveler

Grâce à un casting gagnant : au moment où le scénario s'essouffle sacrément, voilà Drazic qui déboule sur ses rollers.

Ce James Dean des temps modernes, avec son piercing à l'arcade sourcilière incarne un bad boy assez inoubliable.

La relation tumultueuse entre Drazic et Anita va passionner toute une génération d'adolescents.

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