Les rescapés d'un crash aérien doivent survivre sur une île pas si déserte que ça... Au début des années 2000, Lost a déboussolé des dizaines de millions de téléspectateurs.

Lost, la série
Lost, la série © Getty / Mario Perez/ABC

La série nous emmène sur une île TRÈS mystérieuse... un "paradis perdu" en plein Pacifique Sud. 

Ce qu'il va s'y passer pendant 6 saisons est mission impossible à résumer. Il faut dire que Lost, c'est : 

- des personnages centraux par dizaines

- des histoires qui se croisent et se décroisent

- différents lieux et différentes époques

- des mouvements de caméra vertigineux

- des thèmes musicaux innombrables et omniprésents

Les créateurs de Lost font tout pour nous "perdre", et ils ont bien raison après tout.

Un point de départ tout de même : un Boeing 777 qui s'écrase au beau milieu de l'océan, et quelques rescapés qui se retrouvent sur une île supposément déserte. En fait, Jack, Hurley, Kate, Sawyer et les autres vont devoir cohabiter avec des paramilitaires, des scientifiques, et même... un ours polaire !

La force de Lost vient des nombreux flashbacks 

Il s'agit d'allers-retours entre la vie sauvage et la civilisation qui permettent de mieux cerner les profils des différents protagonistes. 

Un dispositif à l'inspiration très "pop", puisque la référence majeure ici n'est autre que l’émission de télé-réalité Survivor, déclinée en France sous l’appellation Koh-Lanta. 

Et ce qu'en font les producteurs est très malin...

Comme dans Koh-Lanta, il y a ici des séquences de survie dans des paysages paradisiaques, et comme dans Koh-Lanta, ce récit principal est régulièrement interrompu par des retours à la vie d'avant. Des scènes essentielles, qui nous permettent de mieux comprendre "qui" est vraiment tel ou tel personnage.

Au fil des épisodes de Lost, on découvre que les protagonistes ne sont pas uniquement perdus sur une île, ils étaient aussi "paumés" avant.

Le papa de cette série devenue culte, c'est un certain J.J. Abrams. Au début des années 2000, Lost va lui servir de rampe de lancement, direction Hollywood. Ce fils spirituel de Spielberg a depuis réalisé pour le cinéma des épisodes des sagas Star Wars, Star Trek, et Mission Impossible.

Sur Lost, la créativité de JJ Abrams et de son équipe est débordante. Les allusions très pointues aux religions, à la mythologie, à la philosophie, sont remarquables de culot pour une série grand public (diffusée aux Etats-Unis sur ABC, et en France sur TF1).

Lost, c'est aussi une fin qui a fait couler beaucoup l'encre

Le dénouement a déçu de nombreux fans. Mais pouvait-il vraiment en être autrement ?

Le scénario était allé tellement loin dans les "limbes spatio-temporelles", que ça semblait impossible de contenter tout le monde.

Mais nous autres, téléspectateurs avons accepté, pendant 120 épisodes, d'être menés en bateau, alors pourquoi ne pas jouer le jeu jusqu'au bout ? 

Oui, l'ultime pirouette des scénaristes dérange, et c'est très bien comme ça !

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