On est dans la Somme et aussi en Pologne, en Albanie, en Italie et à Virton. On cherche des traces, des indices, de ce qui reste du premier conflit mondial dans les vies de ceux qui ont vingt ans aujourd’hui.

Dans la Somme
Dans la Somme © Radio France / Caroline Gillet

Avec :

- Giuliano Casagrande a 29 ans, il vit à 40 kilomètres au nord de Venise. il est né et il enseigne à Vittorio Veneto. Il travaille comme guide au Musée de la bataille du même nom qui a eu lieu fin octobre 1918, quelques jours avant l’armistice, la dernière bataille pour l’Italie mais aussi pour toute l’Europe. Une bataille de conquête, la dernière bataille de la grande guerre. Le musée raconte comment le fascisme a utilisé la Grande Guerre pour justifier la Seconde Guerre mondiale. En Italie la Première Guerre mondiale a été beaucoup racontée alors que la Deuxième a été perdue et a divisé la population. Dans sa famille même, les souvenirs de sa grand-mère qui a vécu à cette époque sont fondateurs.

- Feride Licolli : elle est Albanaise, il y a trois ans, elle a participé à un projet avec l’Association "Sur les pas d’Albert Londres". Ils ont étudié le sort des Poilus d’Orient dans les Balkans et pour cela ils ont traversé plusieurs villes de Macédoine et Kortcha en Albanie, une ville qu'on appelle aussi le petit Paris. Depuis le 1er conflit mondial il y demeure une influence française. Le site "Sur les pas d'Albert Londres" où on retrouve les articles qu'elle a écrit avec d'autres jeunes.

- Lucyna Jezornia est polonaise, elle a 29 ans. Elle a rédigé un mémoire d’études sur la Grande Guerre. Elle raconte comment le 11 novembre est pour son pays une date clef car il marque l’indépendance du pays. 

- Valentin Vaguet, 24 ans est fils d'un militaire de carrière belge, il a grandi proche de la frontière franco-belge. Dans sa vie à lui, les traces de la Première Guerre mondiale, ce ne sont pas des histoires de famille, mais des histoires d’objets de la Grande guerre qu'il collectionne et recherche dans les brocantes. Il a fini par suivre des études d’Histoire au Luxembourg et il s’est intéressé à la Bataille des Frontières, ces combats d’août 1914, qui n’ont rien à voir avec ceux, emblématiques de la Grande Guerre, dans les tranchées. Aujourd'hui il est guide au musée de Latour qui évoque le massacre des civils à Ethe, la 5e localité la plus meurtrie en Europe pendant cette bataille des Frontières. ► Plus d'info sur la bataille des frontières & sur les combats et les massacres à Ethe.

- Justine Pagnen, 25 ans, française, travaille à Perrone à l'Historial de la Grande guerre où elle est d'abord entrée en stage. Pour elle, l’Histoire de la Grande Guerre ne commence pas avec cette expérience professionnelle mais avec sa grand-mère et le récit qu’elle lui faisait de son père à elle. Son arrière-grand-père, né en 1895 qui donc avait une vingtaine d’années au moment du conflit. Elle racontait beaucoup cette histoire et Justine l'a donc toujours eu en tête. Un histoire étrange... une histoire de déserteur et d'engagement.

-Laurine Faburé a 23 ans, et qui elle aussi, travaille aussi à l'Historial de la Grande Guerre dans la Somme. Elle nous emmène visiter la nécropole de Rancourt. Le site est très paisible, encore émouvant pour elle qui le connait bien. Elle travaille beaucoup avec des scolaires, qui sont très marqués par les chiffres des morts de cette guerre. ► Le site de l'Historial de la Grande Guerre dans la Somme;

- Pierre Bouchat, chercheur en psychologie sociale à l’Université Catholique de Louvain. Il a travaillé sur les différentes perceptions de la guerre 1914-1918 en Europe. ► Et voilà le lien d'une étude sur le classement des événements historiques dont il est question dans l'émission.

La programmation musicale :

  • Marianne Faithful & Nick Cave – "The Gypsy Fairy Queen"

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