Deux jeunes programmateurs de salles de concert de Londres et Budapest mangent ensemble, des pizzas à Oslo. Ils parlent musique. L'un et l'autre réfléchissent aux outils de résistance en Angleterre dans le contexte du Brexit et en Hongrie sous Viktor Orbán.

Musiciens et musiciennes en concert.
Musiciens et musiciennes en concert. © Getty / Flashpop

Est-ce qu'on pourrait dire qu'il manque aujourd'hui, un soft power européen ? Une nouvelle politique culturelle à l'échelle du continent ?

Rencontre aujourd'hui avec trois membres de Liveurope, une sorte d'Erasmus de la culture pour adultes, qui reçoit des fonds européens pour faire émerger des artistes sur le continent et aider des jeunes groupes à tourner dans des salles de toute l'Europe. Mettre en commun leurs savoir-faire, leurs réseaux, les talents qu'ils dénichent.

Fabien Miclet est consultant indépendant, il a 31 ans. Il avait fait des Etudes européennes, il maîtrisait les fonctionnements des fonds publics... Il savait comment remplir les cases pour postuler et monter des projets. Alors en 2004, il s’est associé à des personnes du monde de la musique pour imaginer ceci : Liveurope c’est encourager les salles européennes avec des bonus financiers à programmer le plus de jeunes européens issu du plus de pays possibles. 

David Bassi est programmateur d'une salle de concert, le A38 Ship à Budapest en Hongrie. Il a grandi dans un milieu très modeste, il est devenu musicien et écrit des chansons engagées dans son groupe Satelles.

Amélie Snyers est belge et travaille à Village Underground, salle de concert londonienne. Elle a grandi près d'un échangeur autoroutier en Belgique et vit en Angleterre où elle voit arriver le Brexit avec beaucoup d'inquiétude. La veille du référendum, elle a investi dans des pots de peinture pour infléchir le vote. 

Programmation musicale :

  • AlunaGeorge – "Superior emotion"

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