Monika, Petrica, Laura, Romas et Zuzana sont nés à l’est de l’Europe, à cheval entre deux murs. Deux mondes. Quel rapport entretiennent-ils avec leurs pays ? Quelles sont les frontières à repousser ? “On est jamais mieux servi que par soi-même”. Eux ont crée des revues et des films. Voilà une émission DIY.

Monika
Monika © Radio France / Marie Dubois / France Inter

Monika

Quand la mère de Monika a donné  naissance à sa fille, tout le monde avait les yeux scotchés sur les écrans de télévision. “Je suis née le jour où Ceausescu s’est échappé, en hélicoptère, de Bucarest”. A 28 ans, elle a du mal à comprendre les dérives xénophobes de son pays, la Pologne. Alors elle a décidé, seule, d’agir et de venir en aide aux migrants arrivés dans les Balkans. Elle travaille aujourd'hui chez Oko press, un média qui fait du fact checking, notamment sur les questions migratoires. Dans l'édito de la revue, les éditeurs évoquent 'un outil citoyen de contrôle du pouvoir'.

Petrica et Laura

Lassés d’entendre des clichés sur les Roumains, Petrică Mogoș et Laura Naum, eux, ont fondé Kajet, une revue indépendante de "rencontres est-européennes".

Zuzana

Zuzana Hlávková était une jeune slovaque anonyme. Jusqu'à ce qu'en novembre 2016, elle décide de révéler les pratiques de corruption du ministère des Affaires Etrangères slovaque où elle travaille. Depuis, elle est un peu devenue la Edward Snowden slovaque, et elle continue à lutter contre la corruption au sein de Transparency International

Romas

Romas Zabarauskas est cinéaste. Il est aussi homosexuel, et en Lituanie, ce n'est pas encore forcément très bien accepté. Mais Romas a décidé de faire son coming-out publiquement, et de montrer dans ses films que tout le monde peut s'aimer, comme dans L’Échappée amoureuse. Il a aussi crée un projet Friendly City qui recense les commerces et bars accueillants pour toutes les communautés.

L'extrait de la conférence de Patrick Boucheron est issu de sa leçon inaugurale 'Une certaine idée de l'Europe' organisée par  Le Groupe d'études géopolitiques ENS.

Précision : la loi mémorielle qui avait été passée en Pologne a été depuis amendée : "A 388 voix pour, 25 contre et 5 abstentions, les députés ont ainsi rapidement supprimé les deux articles qui prévoyaient notamment des peines jusqu’à trois ans de prison pour l’évocation publique « de responsabilité ou de coresponsabilité » de Polonais dans « les crimes du IIIe Reich allemand », « indépendamment de la législation en vigueur sur le lieu du délit ». Par contre, des dispositions de la loi permettent toujours à l’Institut de la mémoire nationale, en théorie, d’engager des poursuites civiles. La suite à lire ici : https://www\.lemonde\.fr/europe/article/2018/06/27/la\-pologne\-recule\-sur\-sa\-loi\-controversee\-sur\-la\-shoah\_5322024\_3214\.html

Programmation musicale

  • Musique basse, Eddy de Pretto
  • Happy man, Jungle
  • Disko Partizani, Shantel

Partenariats

Un grand merci à notre illustratrice Marie Dubois, et à nos partenaires du European Lab que vous pourrez retrouver à Bruxelles les 27 et 28 septembre 2018 !

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