Nal a 24 ans, elle est sud coréenne et étudie la musique à Paris. Un mois et demi après le début du confinement, elle a trouvé un vol pour rentrer à Séoul. Là bas comme partout, une quarantaine est imposée aux arrivants de pays étrangers. Nal a reçu le colis "de survie" distribué à tous les habitants confinés.

Nal, à Séoul
Nal, à Séoul © Radio France / Claire Braud

Depuis le début du confinement, des jeunes du monde entier racontent ce qu'ils observent et ressentent, dans le Journal collectif sonore et transnational par temps de corona, un dérivé de Foule Continentale en temps de pandémie.

Nal a pu quitter Paris où elle fait ses études, pour rentrer à Séoul rejoindre ses parents. Elle va passer quatorze jours seule dans l'appartement familial, avec l'interdiction stricte de sortir. Des colis de ravitaillement sont déposés sur le pas de sa porte et elle doit prendre sa température deux fois par jours. Elle a dû télécharger une application de suivi qui la géolocalise en permanence et lui rappelle tous les jours les consignes de sécurité.

Nal raconte que les coréens ne sont pas particulièrement inquiets de ces mesures de surveillance et de l'intrusion dans la vie privée qu'elles représentent, car pour eux ce n'est que temporaire, et réservé aux personnes à risque.

>> Retrouvez les témoignages de confinés du monde entier sur la page Soundcloud du Journal collectif & sonore par temps de corona de Foule Continentale.

>> Pour aller loin :

Corée du Sud : des applications pour « tracker » le coronavirus : un article de Usbek et Rica.

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