Robert Arnaut nous emmène en pays cathare, dans le village de Rennes-le-Château une "Chronique Sauvage" pleine de suspens et de rebondissements, mais où le mystère semble s'épaissir au fur et à mesure que les médias s'emparent de l'énigme de l'abbé Bérenger Saunière.

Le diable supportant le bénitier dans l'église de Rennes le château
Le diable supportant le bénitier dans l'église de Rennes le château © Getty

"Le village de Rennes-le-Château, dans les monts des Corbières, à 60 kilomètres au sud de Carcassonne, en plein pays Cathare, dresse encore fièrement sa tête sur son promontoire, raconte Robert Arnaut. Des villages magnifiques comme celui-là, il y en a d'autres bien sûr dans cette région, mais Rennes-le-Château est un lieu ou l'Histoire a rejoint la légende. Où l'on navigue, dès qu'on y a pénétré, entre le réel et l'imaginaire."

En 1962, Robert Arnaut avait été attiré dans ce village étrange en compagnie d'une équipe tout aussi étrange qui cherchait des trésors. L'histoire qu'on allait leur raconter était encore assez méconnue.

Aujourd'hui, Rennes-le-Château est un lieu ou accourent les curieux, les chercheurs, les amateurs de mystères.

Le village est devenu une attraction passionnante pour les uns et rentables pour les autres. Les médias et le bouche à oreille ont forgé une histoire de l'histoire.

Pour ce voyage dans le temps, Robert Arnaut est accompagné d’André Galaup, journaliste au Midi Libre, ainsi que des habitants de Rennes-le-Château. 

Un trésor caché

L'abbé Bérenger Saunière, arrivé à la cure de Rennes-le-Château en 1885, semble avoir découvert des documents, de l'argent ou des indices, en effectuant des travaux dans l'église délabrée et en fouillant dans le cimetière. Au fil du temps, son enrichissement, ses constructions pharaoniques et son train de vie, ainsi que les explications désinvoltes qu'il donne, troublent les hautes instances ecclésiastiques, qui finissent par le suspendre en 1910. 

À son décès en 1917,  une multitude de suppositions, d’interprétations et de déformations s’opèrent alors sur un sujet déjà obscur et l’issue semble être… la seule contemplation du mystère !

André Galaup

Je crois qu'on pourrait comparer le sous-sol de Rennes-le-Château au métro parisien, il y a autant de souterrains sous Rennes, faits par les gens, qu'à Paris.

Un trésor spirituel

De nombreux chercheurs se retrouvent à confirmer que les lieux-mêmes  de ce village sont de très haute-densité, ainsi qu'on pourrait le dire  de la Cathédrale de Chartres ou de certains endroits d'origine celtique, comme le Taennchel sur les hauteurs de Ribeauvillé en Alsace. 

André Galaup, le journaliste invité de Robert Arnaut à l'époque du second reportage, a publié en 2012, une intéressante réponse à toutes les élucubrations autour du mystère de Rennes-le-Château, en s'intéressant à la personnalité de l'abbé Saunière.

L'abbé Saunières d'André Galaup est "un homme attachant, passionné, royaliste, ancré dans son temps, où cléricaux et anticléricaux se livraient d'âpres combats. 

Il voulait faire de Rennes un lieu de pèlerinage marial, dédié aussi à Marie et à Madeleine, deux femmes qu'il vénérait.

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