Après les émeutes de Soweto, c'est un long processus qui a amené à l'abolition du régime de l'apartheid et la libération après 27 ans d'emprisonnement de Nelson Mandela.

Nelson Mandela en 1990
Nelson Mandela en 1990 © AFP / TREVOR SAMSON

Ce n'est qu’après les émeutes de Soweto en 1976 que des sanctions internationales contraignantes (embargo sur les ventes d'armes) sont imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies contre l'Afrique du Sud.

Vers l'abolition

Des réformes sont entamées : autorisation de syndicats non blancs puis mixtes, abolition des emplois réservés, nouvelle constitution ré-instaurant de droits politiques aux indiens et aux métis, abolition de la loi sur les laissez-passer et de celle interdisant les mariages mixtes, ouverture des lieux publics à toutes les communautés.

Mais ça ne suffit pas à enrayer la multiplication des sanctions internationales (restrictions diplomatiques ou commerciales, embargo sur les importations de charbon, refus d'exportation de technologies) 

Les townships deviennent de plus en plus ingouvernables.

L'apartheid  présentée longtemps  comme un "instrument de justice et d'égalité qui permettait à chacun des peuples de la société sud-africaine d'accomplir son destin et de s'épanouir en tant que nation distincte" a du plomb dans l’aile avec l’arrivée au pouvoir en août 1989 du président Frederik de Klerk. Il mène des réformes qui mettent fin à la politique d'apartheid et après 27 années d'emprisonnement dans des conditions souvent difficiles et après avoir refusé d'être libéré pour rester en cohérence avec ses convictions, Mandela est relâché le 11 février 1990. 

Le soir même de sa libération Le Téléphone sonne de France Inter présenté par Alain Bédouet est consacré à cet événement historique.

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