À la sortie de la guerre, Albert Camus et Pascal Pia, qui seront respectivement rédacteur en chef et directeur de la publication, veulent pérenniser le journal clandestin "Combat". Ils embauchent ainsi plusieurs journalistes et écrivains et s'installent dans les locaux abandonnés du "Pariser Zeitung".

Albert Camus
Albert Camus © Getty

Le 21 août 1944, Albert Camus commence son éditorial par "Le combat continue…". Le journal se veut la "voix de la France nouvelle" et refuse d'être apparenté à une couleur politique, une notion chère aux yeux d'Albert Camus qui aime le journalisme, qu'il considère comme un combat pour la vérité et un combat pour l'indépendance.

Nous sommes décidés à supprimer la politique pour la remplacer par la morale.

affirme Camus dans l'un de ses premiers éditos.

Dans le journal, ses prises de position sont audacieuses, aussi bien sur la question de l'indépendance de l'Algérie que sur ses rapports avec le Parti Communiste français.

Le 16 janvier 1984, dans leur émission historique, Le passé singulier, l’historien Michel Winnock et la productrice-animatrice, Claude Dominique, reviennent longuement sur le journal Combat et sur la collaboration journalistique d’Albert Camus.

En 1944, Albert Camus avait déjà publié L'Étranger et Le Mythe de Sisyphe, mais c'était aussi un journaliste qui avait fait ses classes en Algérie au journal, Alger Républicain

Pascal Pia et Albert Camus incarnait Combat lorsque celui ci sortit de la clandestinité, donnant à penser qu'il allait être un des grands journaux de l'après-guerre. 

Le Journal d'une nouvelle république, dont tout le programme tenait dans la devise imprimée fièrement sous le titre "De la résistance à la révolution." 

Camus fût-il journaliste par défaut ?

Le 30 mai 2019, c’est au tour de Sonia Devillers, dans L’instant M, de revenir sur la carrière journalistique d'Albert Camus avec Maria Santos Sainz, auteure d’Albert Camus journaliste aux éditions Apogée.

Camus fût-il journaliste par défaut ? Il accompagna l'ensemble de son travail d'une réflexion déontologique sur le métier, texte en quelque sorte fondateur d'une morale moderne du journalisme.

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