Protéger l'environnement, c'est bien, en étant efficace et rentable c'est mieux. C'est le crédo de Bertrand Piccard, l'aventurier co auteur du tour du monde en avion solaire à bord de Solar Impulse.

Bertrand Piccard en 2017
Bertrand Piccard en 2017 © Maxppp / Christophe Morin

Dès son tour du monde achevé, le pilote suisse s' est en effet lancé dans une nouvelle aventure: la promotion des technologies propres pour protéger l'environnement. Au travers de la fondation Solar Impulse, Bertrand Piccard veut mettre en avant 1000 solutions. Pas n'importe lesquelles: elles doivent, outre leur efficacité, être rentables. Ces 1000 idées vont donc recevoir un label en ce sens explique l'aventurier. "Si protéger l'environnement nécessite des frais et des subventions, il y aura des résistances. Nous voulons montrer que la protection de l'environnement  est un avantage pour l'industrie car elle créé de l'emploi et des profits"

1000 idées en cours de labellisation

Aujourd'hui, sur 1000 idées, 731 sont déjà inscrites dans l'alliance créée par Bertrand Picard et 520 en attente. Un comité d'experts issus de grands groupes (partenaires de l'initiative) ou d'institution comme la commission européenne par exemple est en train d'évaluer toutes ces solutions.  

PME, grands groupes, géo trouve tout, associations...Tout le monde peut proposer son idée géniale. Le critère c'est qu'elle ne soit pas au stade de projet mais déjà mûre... Les projet ultra futuristes ne seront donc pas labellisés.

" Il faut un produit , un processus ou une technologie à l'échelle 1 et prête à être commercialisée. L'analyse que fait le comité ne concerne pas le sérieux de l'entreprise mais le sérieux de la solution proposée" ajoute Bertrand Piccard. 

La rentabilité comme premier critère

Cinq thématiques ont été retenues: l'eau, l'énergie propre et bon marché, les innovations dans les procédés industriels, les villes durables et la consommation durable et responsable. Partout dans le monde, il existe des propositions qui fonctionnent. Peu connues parfois, elles n'arrivent pas à percer comme cette poudre que l'on met au pied des plantes et qui se transforme en gel à la moindre goutte. C'est une manière de retenir les faibles précipitations et de les restituer à vitesse lente. 

Eternel optimiste, Bertrand Piccard met autant d'énergie dans ce nouveau challenge qu'il en a mis pour boucler son tour du monde. Doté d'un sens de la communication hors pair, il sait que pour convaincre, il faut toucher les dirigeants politiques et le pouvoir économique.  S'il reconnaît une évolution, il estime que les mentalités ont du mal à changer. L'idée répandue est que la protection de notre planète coûte cher. Lui répète qu'au contraire, cela rapporte.
Quant à la mise en oeuvre, chaque pays s'y prend à sa manière: très autoritaire en Chine où une solution est appliquée à grande échelle quand elle est adoptée. De façon plus démocratique dans les pays du Nord de l'Europe. Peu importe au fond, l'important c'est l'efficacité à l'heure où la technologie permet de faire beaucoup pour économiser la ressource. 

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.