Comment améliorer les capacités des interfaces hommes-machines pour mieux se comprendre mutuellement ?

Exemple d'une interface entre cerveau et ordinateur
Exemple d'une interface entre cerveau et ordinateur © Getty / BSIP

Comment améliorer la compréhension entre hommes et machines notamment dans le cadre de soins ?

Il y a 10 ans, les ingénieurs de Microsoft, très optimistes estimaient qu'en 2020 les humains et des machines se seraient suffisamment rapprochés pour comprendre le langage de l'autre. L'un des objectifs depuis longtemps c'était de permettre à des tétraplégiques par exemple de commander par la pensée leur fauteuil roulant.

Cette révolution n'est hélas par arrivée. En effet, en dépit des progrès réalisés, le décodage par l'ordinateur d'une tâche mentale ne se fait pas encore de façon fluide. Au labo, face à un écran, une personne privée de l'usage de ses bras peut certes bouger un curseur afin que l'ordinateur l’interprète comme son désir de faire avancer son fauteuil tout droit, à droite ou à gauche ... Mais dans la réalité, 1 fois sur 4, le fauteuil ne va pas dans la bonne direction.

Et si l'explication à ce relatif échec, c'était qu'on n'avait pas pris le problème par le bon bout ?

Et si, au lieu de faire porter tous les efforts par l'ordinateur, on tentait d'enseigner à l'homme le langage de la machine. On demanderait aux humains de mieux contrôler leur activité neuronale pour la rendre plus claire pour l'ordinateur...

On le sait le fonctionnement du cerveau est en réalité trop compliqué pour le lire comme une carte routière. Pour décrypter ce qui se passe dans le cerveau quand je bouge ma main droite, on utilise l'imagerie médicale ou les Electro encéphalogrammes pour identifier les zones qui s'active.

On sait désormais que le fait de simplement penser à bouger la main active les mêmes zones. A ce moment là, d'ailleurs, on renforce les circuits...on les muscle. On dit qu'on créé de la plasticité synaptique. C'est ce que font certains sportifs, les descendeurs de slalom à ski qu'on voit -les yeux fermés- mentalement répéter leur course avant de s'y engager.

L'idée que poursuivent des chercheurs de l'INRIA, c'est donc désormais d'aider les personnes à travailler ces tâches mentales, suivant un protocole précis. On veut les guider quand ils effectuent une tâche mentale pour que cela génère des signaux dans le cerveaux faciles à reconnaître pour l'ordinateur.

Et parmi les clés du succès, l'état psychologique dans lequel est la personne : anxieuse ? Au contraire détendue ? Concentrée? Motivée ?

Commander un fauteuil roulant mais aussi une neuroprothèse et enfin améliorer la prise en charge après un AVC

Après un accident vasculaire cérébral, la rééducation des séquelles motrices peut s'avérer fastidieuse, surtout s'il n'y a aucun mouvement résiduel dans le bras. Plus de réponse du tout... Là encore, si les patients bien entraînés, parvenaient à fournir une activité cérébrale claire, l'ordinateur pourrait la décoder à coup sûr.

Il enverrait alors une stimulation électrique retour aux neurones pour signifier "c'est bien", une sorte récompense en somme. Ainsi les circuits seraient renforcés, le chemin de la pensée mieux tracé si on ose dire. Au final, la commande du bras pourrait être rétablie.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.