Dans un futur proche, la parole remplacera les claviers et les commandes à boutons

"Amazon Echo", une enceinte intelligente en forme de cylindre branchée. Ses sept micros vous permettront d’être entendu de n’importe où dans la maison et d’interagir avec l’appareil dès que vous prononcez le mot magique : "Alexa"
"Amazon Echo", une enceinte intelligente en forme de cylindre branchée. Ses sept micros vous permettront d’être entendu de n’importe où dans la maison et d’interagir avec l’appareil dès que vous prononcez le mot magique : "Alexa" © AFP / Frank Duenzl / picture alliance

Aujourd'hui, certains d'entre nous ont pris l'habitude de parler à leur téléphone et de lui dicter oralement un texto, de demander de trouver les horaires d'ouverture d'un musée ou de nous orienter vers le bureau de poste le plus proche.

Demain, la commande vocale couplée à l'intelligence artificielle pourrait nous conduire à parler à beaucoup plus d'objets de la vie quotidienne.

Après le téléphone, la voiture

Comme le téléphone, les machines à café, c'est un autre produit de masse et donc un marché prioritaire pour les créateurs de ces assistants virtuels que sont Alexa, Siri, Cortana ou Google Assistant.

Le premier à entrer dans le jeu est Amazon. L'entreprise a annoncé cette semaine qu'Alexa entrait dans l'habitable. D'abord grâce à un kit d'interaction mis au point par la société suisse Logitech. Disponible exclusivement au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, il ne permet pas encore de commander oralement le démarrage de votre voiture , le freinage ou le chauffage mais c'est la prochaine étape. Pour le moment, on commande oralement la musique, un livre audio, des jeux pour les enfants... on peut aussi surveiller sa maison, vérifier le verrouillage des portes par exemple si vous avez le service relié à votre téléphone.

L'importance de l'assistant vocal "Alexa"

C'est lui qui fait la course en tête en ce moment. Au salon des objets connectés de Las Vegas, on l'a vu partout. Il faut dire qu'aux Etats Unis, l'assistant virtuel d'Amazon est déjà bien implanté grâce à ECHO. C'est une enceinte cylindrique (de la taille d'une petite bouteille d'eau) que l'on pose sur la table et qui obéit à votre voix.

Vous pouvez lui demander de mettre la radio ou de la musique , vous pouvez passer commande d'une poêle à frire ou d'un pack d'eau sur le site Amazon bien sûr... lui demander de remplacer Stéphanie Fromentin pour la météo... Il y a déjà 8000 applications disponibles aux Etats Unis. Ces applications, qui cachent de l'intelligence artificielle, c'est la clé du succès.

Car pour traduire votre demande et y apporter une réponse pertinente, Alexa doit analyser votre demande, aller chercher l'information , la récupérer, la traiter en réponse .

Si vous dites "Je veux aller à Brest dimanche matin" , plutôt que de tapoter sur internet ou sur votre téléphone , l'assistant Alexa doit d'abord vous géolocaliser , aller chercher les horaires sur le site de la SNCF , choisir, vous faire des propositions, etc. Or les 8000 applications valables aux Etats-Unis, n'existent pas en Europe, ou du moins pas encore.

Et ce n'est qu'un des défis à relever. La langue en est un autre. Bulgare, italien , français, les assistants virtuels ne les maîtrisent pas encore ... sans parler des accents.

Dans la voiture, il faudra faire la différence entre la voix du conducteur et celle des enfants à l'arrière pour éviter que ce soit l'enfant qui commande. Au delà du potentiel de ces assistants vocaux, on entrevoit aussi les questions juridiques, éthiques et sociétales qu'elles soulèvent et auxquelles il nous faut réfléchir.

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