Dans un futur proche, sommes-nous prêts à manger autre chose que de la viande issue d'animaux d'élevage, du poisson péché et des œufs pondus ?

Alimentation du futur
Alimentation du futur © Getty / Visions of America

Sommes-nous prêts à dire adieu à l'alimentation telle que nous la connaissons, produite par des paysans ?

Que diriez-vous du steak-éprouvette, fabriqué en laboratoire ? Sachant que le modèle actuel n'est pas durable, à raison d'une consommation de 85 kg de viande par an en moyenne par français.

Ce goût pour le carné n'est pas tenable si 9 milliards d'humains l'adoptent. Neuf milliards c'est la population de la terre en 2050. Plus de gaz à effets de serre, plus d'arbres coupés, plus d'animaux maltraités... Ces impacts, les citoyens sont de plus en plus nombreux à les refuser.

L'alternative pour Mark Post, un scientifique hollandais financièrement soutenu par l'un des patrons de Google, c'est la viande fabriquée ...

Il faut deux ans et 250 000 euros pour produire un steak haché de 142 g in vitro à partir de cellules souche de vache. On prélève ces cellules sur une vache vivante, on les multiplie , on les amène à se différencier pour obtenir des milliards de milliards de cellules de muscles.Une pincée de betterave et de safran pour la couleur et le tour est joué. Au goût, il paraît que ça manque de moelleux, de gras et de jus mais ça se mange, et à la vue, on s'y méprend.

Dans la Silicon Valley, ces projets ne choquent pas du tout...Toujours pour limiter la viande, des essais d’œuf fabriqué à partir de plantes sont tentés, des haricots jaunes en l’occurrence. Ailleurs on a déjà des imprimantes 3D à nourriture qui vous extrude une pâte au goût et à la texture que vous voulez...

Sans parler des aliments qui en, 2050, nous soigneront. Il s'agit en effet de tirer partie de notre microbiote. Ces milliards de bactéries qui peuplent notre système digestif et dont on commence à comprendre les bienfaits. Avec leur aide, et celle de nos gènes , il s'agit de lutter contre les maladies chroniques, au premier rang desquelles l'obésité notamment.

Demain, on sera plus végétarien qu'aujourd'hui, plus doux avec la nature aussi.

Moins d'engrais, moins de pesticides , c'est le seul moyen de sauver nos sols. Les scientifiques travaillent aussi à augmenter le stockage du carbone par les plantes. L'agro -écologie est au cœur des pratiques de demain. sans oublier la biodiversité.

On parlait dans les années 60 des pilules dont on se nourrirait en l'an 2000, du pain et du vin lyophilisé. Des prophéties qui ne se sont pas produites... Donc rendez-vous en 2050 .

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