Le Luxembourg veut faire voter avant la fin de l'année une loi qui permettrait d'aller exploiter des ressources minières spatiales.

La ruée vers l'or spatial
La ruée vers l'or spatial © Getty / Doug Ross

Et si dans un futur proche, on assistait à une chasse au météore ?

L'idée lancée par les Etats Unis en décembre dernier, quand Barak Obama a fait voter le Space Act, est désormais partagée par le Luxembourg. Cinquante ans après qu'un texte voté par l'ONU ait décidé de préserver l'espace de toute exploitation commerciale, voilà que des deux côtés de l'Atlantique, on rompt le traité !

Il s'agit ni plus ni moins de prospecter, d'extraire puis de vendre les ressources présentes dans les astéroïdes et même sur la Lune !

L'or, le platine, le nickel, le fer et l'eau, présent en abondance dans ces corps célestes suscitent la convoitise d'entrepreneurs qui n'ont pas froid aux yeux. pour ces pionniers, amateurs de risques et biberonnés aux block busters de science fiction type Armageddon ou Seul sur Mars semblent abolir la frontière entre science et sciences-fiction. Ils voient dans les astéroïdes une manne économique, un filon à exploiter pour - comme à l'époque de la ruée vers l'or - des retombées économiques mirobolantes. A condition bien sûr de partir les premiers.

Ce projet est motivé par la fin annoncée des ressources terrestres, bien sûr, même si aucun spécialiste n'est d'accord sur l'échéance à laquelle l'humanité aura tout consommé.

Les spécialistes du spatial pensent depuis longtemps qu'une solution judicieuse pour les futures missions seraient de produire les ressources sur place ou dans un port intermédiaire. En gros, celui qui inventera la pompe à essence spatiale révolutionnera le secteur dit Jean Jacques Dordain, l'ancien patron de l'agence spatiale européenne.

Sauf qu'avant d'en arriver là, il reste du travail : certains météores ont certes été visités et étudiés, tout récemment la comète Chury, mais à cause de l’atterrissage manqué de Philaé, l'étude de l'intérieur de la comète n'a pas eu lieu. On ne sait donc pas ce qu'il y a dedans précisément. Idem pour Hitokawa, un astéroïde visité par une sonde japonaise. Les quelques grains ramenés sur terre n'ont pas dit grand chose.

La semaine passée, la Nasa a lancé Osiris Rex à la rencontre de Bénnu, un autre astéroide. On espère récupérer 60 g à 1 kg de matière, mais pas avant 2023 !

Car aller dans l'espace c'est long, compliqué et cher. Il va d'abord falloir faire l'inventaire des ressources par des survols d’astéroïdes, puis fabriquer des machines à forer adapté à des corps de faible gravité - on ne tient pas à rebondir- et enfin financer les missions.

Cela ressemble à une course d'obstacles, mais l'esprit pionnier a raison de tout. Déjà trois entreprises américaines sont sur les rangs, et pas seulement aux Etats-Unis. Elles ont mis un pied au Luxembourg, attiré par les conditions favorables qui leur étaient offertes. Deep Space Industry, Planetary Ressource, Trans Astra corporation sont les pionniers mais Total, Arcelor Mittal ne seraient pas insensibles à cette opération séduction.

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