La Lune, Mars, les astéroïdes ? Quel sera le prochain grand voyage spatial de l'homme ?

Décollage d'Ariane 5 depuis Kourou en Guyane
Décollage d'Ariane 5 depuis Kourou en Guyane © AFP / JODY AMIET

Le français Thomas Pesquet est le 584ème astronaute à partir vivre dans une station orbitale, à 400 km d'altitude et qui fait 16 fois le tour de la Terre en une journée. Un petit voyage spatial comparé à celui des 12 membres du programme Apollo qui ont posé, marché, roulé sur la Lune.

Est-ce notre satellite naturel qui sera la prochaine destination ?

Le directeur général de l'Agence Spatiale Européenne l'imagine assez bien, lui qui a parlé de villages lunaires dès son arrivée à la tête de l'ESA l'an passé. Depuis, un groupe de travail a été constitué pour réfléchir à ce qui n’est pas un projet mais un concept !

Les villages lunaires, il ne faut pas les imaginer comme des villages de vacances. On ne va pas construire des bengalows pour louer à des touristes fortunés en mal de sensations fortes. Le principe de ces habitats est de servir de relais pour d’autres destinations plus lointaines de la conquête spatiale. Mars en premier lieu. La Lune servirait d'étape, pour stocker ou produire du carburant, pour éviter de tout emporter depuis la Terre.

Pour Mars, c’est une autre affaire. Mars n'est pas à trois jours de voyage de la terre mais à six mois. Six mois c’est long. Et ces six mois ne sont pas du tout comparable aux missions longues dans l’ISS.

Vivre dans une station c’est déjà exigu, mais vivre dans une fusée de quelques mètres cube, cela relève de la télé-réalité ! L’une des grandes différences, c’est de voir la terre s’éloigner jusqu’à n’être plus qu’un point dans le ciel. Quels hommes ou femmes sont capables de quitter leur groupe, de se couper de l’humanité ?

La sélection des pionniers sera capitale pour la réussite.

Si on en croit Seul sur Mars, ça peut s’avérer compliqué, car sur Mars, il faut porter un scaphandre pour éviter de griller sous les radiations cosmiques. Il n’ y a pas de salade capable de pousser ou de puits à portée de main. Et puis, être toujours avec les mêmes collègues, ça peut dégénérer… Bref, il y a énormément d’obstacles. C’est pour cette raison que toute expérience acquise dans l’ISS est utile. Savoir compenser la perte musculaire observé en l’absence de gravité, la perte de densité osseuse pour une partie irréversible, comment gérer les conflits, la maladie, les pannes.

Même si la NASA affirme que ce sera 2030, cela semble en effet une échéance trop proche pour être réaliste. Néanmoins, de jeunes entrepreneurs américains y croient. Les projets de Jeff Bezos, Elon Musk ou Richard Branson sont certes un peu mégalo mais ils existent ! Et avec volontarisme, ces privés ont montré qu’ils étaient visionnaires. Sont-ils ceux qui réenchanteront notre avenir ? Est-ce que ce sont les mêmes qui veulent exploiter les ressources des astéroïdes ? L’imagination est au pouvoir !

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