Bienvenue à bord du premier avion moulé ! Inspiré des techniques utilisées dans le nautisme, cet aéronef est présenté au Salon de l'aéronautique et de l'Espace au Bourget.

Chez Elixir Aircraft, la société qui conçoit ce petit bimoteur, l’un des fondateurs est issu du monde de la voile. Arthur Léopold-Léger, aussi à l’aise sur l’eau que dans les airs, a passé 6 ans à fabriquer son bateau pour la mini transat, course transatlantique en solitaire. Quand avec deux amis ingénieurs, il a décidé de se lancer ce défi, proposer à l'aviation légère un appareil innovant, il s'est inspiré des techniques du nautisme de compétition.

Il était temps, pourrait-on dire, car depuis plus d’un demi siècle, les petits coucous que l’on voit dans les aéro-clubs, ceux qui servent à apprendre le pilotage et au tourisme ou à la voltige n’ont pas beaucoup évolué.

Léger, simple et sûr

Le marché n’est pas géant puisqu'on répertorie 2500 avions tout au plus dans cette catégorie. Piper, créé en 1927 et le français Robin, en 1957, étant les marques les plus connues. Ce qu'ont souhaité les fondateurs, c'est faire un avion ultra léger, donc moins gourmand en carburant, un avion à la ligne contemporaine, épurée, un avion simple, mais sûr.

Et ce qui surprend au premier abord, c'est qu’il n’est pas riveté ! Les rivets c'est ce qui solidarise les pièces d'un avion. Des milliers de rivets pour solidariser fuselage , ailes, empennage, ou train d'atterrissage. Outre que le poids cumulé n’est pas négligeable, ces rivets sont autant de points de faiblesse pour l’avion.

Un avion d'une seule pièce !

Une technique directement inspirée de la fabrication des voiliers, des foils en particulier, mais selon un procédé tenu secret. L’aile est en matériaux composites, elles est moulée, cuite au four 12 heures puis démoulée. En une seule fois donc. Pareil pour le fuselage . Plus de points de faiblesses, et plus de maintenance puisque la corrosion des rivets est limitée et plus de légèreté.

Côté sécurité, l’avion est équipé d’un réservoir anti déflagration et d’un parachute. L’avion, pas le pilote ! En cas de pépin, c’est tout l’avion qui est suspendu au parachute. Un parachute de référence : fabriqué aux Etats-Unis par l’entreprise membre du programme Apollo. Hormis ce parachute, l’avionique Américaine aussi et les moteurs autrichiens, 80% de l’Elixir est fabriqué en France. En région Aquitaine.

Premier vol à l'été 2017

L'Elixir réalisera son premier vol cet été. Le premier exemplaire, tout juste assemblé attend le câblage électrique et les finitions pour prendre les airs. Ce biplace capable d'emporter 260 kilos vole à 140 / 150 nœuds, soit 250 à 280 km par heure dans sa version de base, soit 7 heures d’autonomie et 300 km/h avec les moteurs 135 CV .

Le premier client est l'aéro-club de La Rochelle et visiblement au Bourget, il a séduit ceux qui cherchent à renouveler leur parc.

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