Il y a eu beaucoup de progrès ces dernières années dans la façon d'amener une plaie à cicatriser.

Bientôt la fin du pansement traditionnel ?
Bientôt la fin du pansement traditionnel ? © Getty / Tetra Images

Dans l'Egypte ancienne, on n'hésitait pas à utiliser de la viande, du miel , de la graisse ou de la cire d'abeille pour cicatriser les plaies. Hippocrate conseillait le lavage à l'eau de mer... On n'en est plus là aujourd'hui et dans les laboratoires de recherche, des pansements innovants se préparent...

Il y a eu beaucoup de progrès ces dernières années dans la façon d'amener une plaie à cicatriser. Et les soignants disposent déjà de produits très techniques comme des hydrogels ou des alginates... des pansements qui absorbent ce qui coule de la plaie ou au contraire qui maintiennent un certain niveau d'humidité. Des pansements avec des nanoparticules d'argent, connu pour ses vertus antiseptiques...

Il y a aussi des pansements mécaniques. Ils induisent une pression négative sur la plaie pour stimuler la circulation sanguine et par là, la cicatrisation.

Et aujourd'hui, les chercheurs vont plus loin.

Les pansements de demain, les pansements intelligents, connectés sont encore au laboratoire mais les recherches sont foisonnantes. Parmi les acteurs impliqués : la NASA, l'armée américaine, les hôpitaux. Ces pansements pour certains, ils auront une fonction 2 ou 3 en 1. Ils protégeront la plaie de l'extérieur mais la soigneront ou la reconstitueront en même temps. Avec un composé actif, une substance qui empêche l'infection ET/OU accélère la cicatrisation.

Cela peut être un antibiotique libéré au signal. Ce signal, ça peut être par exemple la température corporelle. La peau devient plus chaude... l'antibiotique, piégé dans ce qui s'apparent à des micro capsules, est libéré. Des essais ont lieu actuellement avec de la toile d'araignée . On clipse l'antibiotique au fil de l'araignée, plus exactement, on l'imbrique dans la protéine de soie soluble, avant que la fabrication du fil ne commence.

On peut utiliser le même procédé avec des protéines aux super pouvoirs. En allant solliciter les cellules souches à proximité de la plaie pour relancer la fabrication de tissus ou de vaisseaux sanguins.

Le pansement intelligent du futur pourrait aussi être bardé de capteurs.

Pour communiquer avec le soignant et lui dire quand changer le pansement ou comment évalue la plaie. Ces capteurs, tels des gardes, préviendraient quand la peau s’inflamme, quand son PH change, signe qu'une infection commence... Cela permettrait aussi de signaler quand il faut changer le pansement...

Pas inintéressant en maisons de retraite ou à domicile. Encore plus futuriste, l'utilisation d'une imprimante 3D pour reconstituer le tissu abîmé ou manquant. Intéressant chez les grands brûlés notamment. On serait alors dans un pansement de peau littéralement.

On commence par prendre l'empreinte de la plaie par scan, pour en faire un moule. Ensuite, on cultive quelques cellules du patient dans une boite de pétrie et, injectée pareillement à l'encre dans le moule, l'imprimante 3D reconstituerait le morceau de peau sur mesure.

A signaler enfin un essai en cours dont l'intéressée parlera peut-être elle-même dans l'émission de Mathieu VIDARD cet après midi "la tète au carré". Pour lutter contre les odeurs, Isabelle Fromentin infirmière à l'institut Curie teste des pansements aux épices, cannelle et curcuma notamment.

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