Ce matin, on prend des risques pour l'année qui commence en prédisant l'avenir.

Enfin, avec une prudence de sioux tout de même. Vous savez ce que disait Marc Twain : « ne jamais faire de prédictions, surtout sur l'avenir ! »... Suivon donc ce conseil. En commençant par relativiser cette affaire de nouvel an.

Le premier janvier est la nouvelle année pour une bonne part des hommes et des femmes de cette planète, mais pas pour tous ! Pour les Coréens, les Vietnamiens et les Chinois, c'est-à-dire, plus d'un cinquième de l'humanité, ce sera le 8 février. Pour les sikhs – vous savez cette religion indienne à turban et barbe – se sera le 14 mars. Le 20, ce sera au tour des Iraniens et des Kurdes avec Norouz. En avril, autour du 15, les Thaïlandais, les Birmans, les Sri-lankais et une partie des indiens seront à la fête.

Le Nouvel an juif, ce sera du deux au quatre octobre a peu près en même temps que le nouvel an musulman, du premier au trois octobre. Enfin, le trente octobre se sera Diwali, la fête des lumières, pour plus d'un milliard d'Indiens.

On l'a compris, tout est relatif... mais vous n'échapperez pas aux prévisions de 2016...

D'accord, mais je vais le jouez prudent. Très prudent même. En 2016, on aura un nouveau président américain et un nouveau secrétaire général de l'ONU. Pour la Maison-Blanche, Hillary Clinton a de très bonnes chances de l'emporter. En partie grâce à Donald Trump qui a tellement déporté à droite le débat républicain qu'un candidat ultra-conservateur comme Ted Cruz pourrait s'imposer et donc perdre face à Hillary qui paraîtra, par contraste, apparaîtra comme une planche de salut. Le poste de Secrétaire général de l'ONU se libère et il semble difficile qu'il échappe à une femme. Plutôt européenne : l'Europe n'a pas eu le secrétariat général depuis Kurt Waldheim, il y a 30a. Et pourquoi pas française ? Moi je verrai bien Ségolène Royal ! L'environnement est un enjeu majeur pour les années à venir, Ségolène Royal a co-dirigé une COP21 qu'on dit être un immense succès, elle n'a plus de mandats à assumer et celui de François Hollande s'achève en 2017. Je suis convaincu qu'elle y pense...

Mais revenons à une prudence de bonne aloi.

2016 sera peut-être l'année du Brexit, c'est-à-dire la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Les commentateurs voient un référendum en septembre et les sondages donnent une avance au non. En Syrie, gageons qu'en 2016 on parviendra à une solution politique. Les guerres civiles de l'Histoire durent en général entre 4 et 5 ans, jusqu'à épuisement des adversaires. Ca été le cas pour l'Espagne, pour la Grèce et plus récemment pour l'ex-Yougoslavie. De plus, la chute des prix du baril de pétrole, qui perdurera tout 2016, ruine deux belligérants : l'Arabie Saoudite, qui a les poches profondes, et la Russie qui n'aura plus un kopeck à dépenser au Moyen-Orient. Faute de munitions, il faudra une solution. Enfin, l'année 2016 sera sportive : JO à Rio et l'Euro en France. Vous aurez des dizaines de reportages sur l'impréparation des Brésiliens : « vont-ils ou non achever à temps les travaux ? » Tout se terminera bien avec une cérémonie aussi kitsch que d'habitude. Quant à l'Euro, ce sera peut-être la compétition la plus sécurisée de ces dernières années. Normalement, c'est l'Allemagne qui l'emporte. Mais peur-être auront-ils l'amitié de nous laisser gagner. Ca ferait du bien au moral des Français et on en a bien besoin.

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