LILLE 2004 capitale européenne de la culture SAISON 3. A partir du 4 septembre, Lille 2004 ouvre sa 3ème saison. Le 7-9 aujourd'hui en direct et en public du foyer de l’Opéra de Lille. En conséquence, certaines chroniques ont été supprimées. 7H15-7H30 -Caroline Sonrier, directrice de l’Opéra de Lille. -Didier Fusillier, directeur de Lille 2004 et directeur de la Maison des arts de Créteil et du Manège (scène nationale de Maubeuge). -Michel Quint, écrivain et professeur de théâtre au lycée Baudelaire de Roubaix. -Gijs Bakker, designer qui a créé l’agence de design néerlandaise « Droog design » - (Du 4 septembre au 28 novembre, se tient l'exposition OPEN BORDERS « Droog Event » par Droog design, au Tri postal à Lille.) 7H46 Chronique de Pierre Le Marc. 7H48-8H00 -Christian de Portzamparc, architecte, seul Français à avoir reçu le prix Pritzker, l’équivalent du prix Nobel en architecture - (Du 9 octobre au 10 janvier 2005 se tient l'exposition « Portzamparc, Pluriel et Singulier » au Palais des Beaux-Arts de Lille.) -Eric Lapierre, architecte, commissaire de l’exposition « Lille, métropole en Europe : Barcelone, Manchester, Porto, Rotterdam...» qui se tient du 4 septembre au 28 novembre, au centre Euralille. Eric Lapierre est aussi professeur d’histoire des théories urbaines à Sciences Po. 8H15 Chronique de Bernard Guetta. 8H20 -Martine Aubry, maire PS de Lille, présidente de l’association « Lille 2004 », ancien Ministre de l’Emploi. 8H40 Radiocom. Chronique de Bernard Guetta : « Notre stratégie marche » Le doute n’est pas la meilleure arme d’un candidat. L’autocritique n’est pas le meilleur des arguments électoraux et Georges Bush n’a donc abusé, hier, d’aucun des deux. Ni le chaos irakien, ni le redoublement du terrorisme depuis l’entrée des troupes américaines à Bagdad, ni l’emballement du déficit budgétaire, aucune de ces difficultés n’existait dans le discours qu’il prononçait, à New York, devant la Convention républicaine. Deux seules choses fondaient l’argumentaire du Président sortant : le 11 septembre et John Kerry, son adversaire démocrate, qu’il a longuement et systématiquement démoli. « Notre stratégie est claire, a-t-il dit. Ce n’est pas par fierté ni volonté de puissance que nous avons combattu les terroristes à travers le monde mais parce que la vie de nos citoyens est en jeu. Notre stratégie marche », a-t-il ajouté en brossant la fresque d’un monde, certes non pas encore apaisé, toujours dangereux mais déjà moins à ses yeux puisque l’Afghanistan, a-t-il affirmé, n’est plus la base d’Al Qaëda, que le Pakistan n’est plus une zone de transit pour terroristes, que l’Arabie saoudite n’est plus une source d’argent pour leurs réseaux, que la Libye n’a plus de programmes nucléaires, que l’Irak n’est plus une « menace croissante » et qu’Al Qaëda est sortie de l’impunité. Avec moi, grâce à moi, vous êtes plus en sûreté, a dit-il dit et répété sur tous les tons, quarante minutes durant en réaffirmant, je cite, que « le 11 septembre contraint notre pays à penser différemment ». Cette nouvelle pensée, c’est bien sûr, la stratégie de défense préventive dont Georges Bush a fait sa doctrine et qu’il a résumée par ces mots : « Nous devons, et le ferons, traiter les menaces contre l’Amérique avant qu’il ne soit trop tard ». « Dois-je oublier les leçons du 11 septembre et croire un fou sur parole ou dois-je passer à l’action pour défendre mon pays », a-t-il enchaîné en décrivant son esprit d’esprit à la veille d’ordonner l’entrée en guerre contre l’Irak et la réponse à cette interrogation rhétorique est aussitôt tombée, dans la même phrase : « Devant un tel choix, c’est à chaque fois que je défendrai l’Amérique ». Encore un développement sur l’idée force des néo-conservateurs, sur la contagion de la liberté, son exemplarité, son « pouvoir de transformation » et la capacité qu’elle aura de s’étendre de l’Irak à tout le Proche-Orient et, après ce moment de lyrisme, le seul dans un discours qui en était étrangement dépourvu, Georges Bush s’est attaqué à John Kerry. Indécis, dépensier, contradictoire, adversaire des valeurs familiales et conservatrices, John Kerry n’est, en un mot, qu’un moins que rien alors que moi, dit Georges Bush, « vous savez exactement ce qu’est ma position ». Clou d’une série d’autres, l’attaque était si violente que le candidat démocrate, en meeting à Springfield, dans l’Ohio, a aussitôt rétorqué que Georges Bush avait « trompé la nation en Irak » et refusé d’aller se battre au Vietnam. La campagne américaine ne vole pas très haut. Elle vole bas et, pour l’heure, la bataille reste indécise dans un pays coupé en deux.

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