Aujourd'hui Anthony Bellanger, vous avez voulu arbitrer, en présence de Bruno Julliard, 1er adjoint d'Anne Hidalgo, le match Paris - Londres

Un classique ! Après tout, Paris et Londres, c'est un peu « le Yin et le Yang » de l'Europe. Ce n'est pas moi qui le dit mais le maire de Londres lui-même, Boris Johnson, lorsqu'il est venu en visite de courtoisie en février dernier.

Les deux capitales se sont toujours toisées, mesurées, admirées, méprisées et surtout, elles se sont toujours comparées. Sous tout les aspects. Au point qu'il est souvent difficile de les départager. Alors essayons : commençons par la cuisine.

Paris collectionne 87 étoiles au guide Michelin, contre 61 à Londres, avantage Paris donc. Le transport ensuite, Paris c'est 303 stations de métros, contre 270 pour Londres. Sauf que Londres compte 22 500 taxis contre un peu plus de 17 000 à Paris.

En plus, je n'ai pas compté les 7 500 bus à impériale londoniens, avec plus de 700 lignes. Un géant comparé aux 4 500 bus de la RATP répartis sur 347 lignes. Avantage Londres. Paris ne reprend des couleurs qu'au nombre de ponts : 37 contre 17.

Par contre au nombre de milliardaires, Londres écrase Paris : 72 contre 15. A l'autre bout, le taux de chômage londonien est de 6,1% à Londres contre 8,2% à Paris. Londres l'emporte encore. D'autant que les 2 villes ont le même taux de pauvreté : 14%.

Relance : des chiffres, encore des chiffres... C'est un peu touffu tout ça...

Et pourtant, il y a des chiffres qui fâchent. Par exemple, depuis au moins deux ans, Paris et Londres se disputent pour savoir laquelle des deux villes accueille le plus de touriste. C'est presque un roman policier vous allez voir.

Ca commence en janvier dernier par un rapport de l'institut des statistiques britannique, l'ONS, qui en se basant sur les derniers chiffres disponibles, donne près de 17M de visiteurs étrangers à Londres contre 16M à Paris.

Aussitôt le maire de Londres s'empare de la statistique et claironne que sa ville est bien la plus belle et la plus désirable d'Europe. Il se venge, Boris Johnson : un an plus tôt, Anna Hidalgo avait osé déclarer que : « Londres n'était qu'une banlieue de Paris ».

Mais pas question pour la capitale de la France et sa maire de laisser passer cette statistique : elle en sort une autre, bien plus favorable. Anne Hidalgo ajoute la petite couronne à Paris et trouve au total : 22M de visiteurs. Londres est enfoncé !

Relance : Restent les tours tout de même : Londres en construit des dizaines...

Vous êtes cruel, mais vous avez raison. Au premier abord, le match est inégal. Alors que Londres s'apprête à inaugurer plus de 200 tours de plus de 50M de haut dans les 10 ans qui viennent, Paris s'épuise à en faire sortir quelques unes de terre.

L'affaire de la tour Triangle et ses 180M de haut, qui a bien failli ne jamais voir le jour, à bien fait rire à Londres qui vient d'inaugurer le Tour Shard et ses 310M de haut, c'est-à-dire 9M de plus que la Tour Eiffel. Et toc !

Mais la meilleure réponse à ce genre d'attaques perfides est très simple : Paris ne construit pas de tour tout simplement parce que la capitale française n'en a pas besoin. Paris est – même en ajoutant la petite couronne – 4 fois plus dense que Londres.

Ca s'explique très simplement : pendant que Londres bâtissait en s'étalant des milliers de petites maisons d'un ou deux étages, Paris édifiait des immeubles de 6 ou 7 étages. Londres et ses tours de bureaux ou d'appartements de luxe peut donc aller se rhabiller.

En toute objectivité, bien sûr !

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