ce n’est pas le réchauffement de la planète. Ces inondations du Sud-est ont des causes naturelles et récurrentes, expliquées et réexpliquées depuis dimanche mais tout de même…Comment ne pas voir, dans la violence de cette catastrophe, un rappel de la fragilité des sociétés humaines, de la souveraine puissance de la nature - un appel, donc, au devoir de prévoyance, à la réflexion sur ce que nous faisons et ne faisons pas, au souci du long terme, à la régulation, locale et internationale ? Si ces orages qui ont fait tant de mal au sud-est sont inévitables, leurs conséquences ne l’étaient en effet pas. En goudronnant à tout va, en laissant construire dans des zones menacées, en accroissant la surface des champs, nous les avons aggravées car l’urbanisation et l’économie moderne demandent de savoir composer avec la nature, d’élaborer des règles et de les faire appliquer. C’est vrai des permis de construire. Ca l’est aussi, bien plus encore, de la déforestation, des pots d’échappement, des fumées industrielles, de la surexploitation des ressources, de ce qui tend à modifier, pour le coup, l’environnement et les climats, à provoquer, cette fois-ci, des catastrophes qu’on commence seulement à se représenter mais dont les inondations d’août, en Europe centrale, ont sans doute été l’avant-goût. Si le niveau des mers devait monter, ce n’est seulement quelques îlots qui disparaîtraient. C’est des régions entières qui seraient immergées et l’on réaliserait, alors, mais un peu tard, que la terre peut s’user comme un savon, être là, tout beau, tout neuf, fondre, se racornir et n’être plus. Le développement n’a de sens que s’il est durable, que si le développement ne tue pas le développement en nous conduisant à la plus formidable des régressions. Qui dirait le contraire ? Personne, mais qui commence ? Personne non plus car les pays les plus pauvres font valoir qu’eux aussi ont besoin de ce décollage, de cette industrialisation qui a fait la richesse de l’Occident. Les Etats-Unis, pour leur part, soutiennent que, rapporté à leur niveau de production, leur degré de pollution est loin d’être le plus élevé du monde et l’Europe, dans ce débat, joue les vertus, parle d’or mais parle plus qu’elle n’agit. Ouvert, le débat n’avance guère car les intérêts en jeu sont énormes et que les divergences de diagnostic et l’incertitude des remèdes permettent encore de tergiverser. Un jour ou l’autre, il faudra pourtant en venir aux concessions réciproques, à un effort concerté de la communauté internationale passant par des Traités internationaux, par un partage des richesses et des tâches, par une régulation mondiale , par des formes de gouvernement mondial et de prévention mondiale des problèmes mondiaux, pas seulement écologiques. Utopie ? Non. D’une organisation internationale à l’autre, on y va déjà, lentement, beaucoup trop lentement mais l’Europe se fait, l’Afrique cherche à s’en inspirer, les thèmes écologiques prennent à gauche et à droite, le débat sur la régulation esquisse un nouvel échiquier politique international et les inondations d’août ont fait coup sur coup, remonter la gauche en Allemagne et tomber la coalition autrichienne. Le débat mondial devient local car le monde est un village. Ce n’est pas le réchauffement de la planète. Ces inondations du Sud-est ont des causes naturelles et récurrentes, expliquées et réexpliquées depuis dimanche mais tout de même…Comment ne pas voir, dans la violence de cette catastrophe, un rappel de la fragilité des sociétés humaines, de la souveraine puissance de la nature - un appel, donc, au devoir de prévoyance, à la réflexion sur ce que nous faisons et ne faisons pas, au souci du long terme, à la régulation, locale et internationale ? Si ces orages qui ont fait tant de mal au sud-est sont inévitables, leurs conséquences ne l’étaient en effet pas. En goudronnant à tout va, en laissant construire dans des zones menacées, en accroissant la surface des champs, nous les avons aggravées car l’urbanisation et l’économie moderne demandent de savoir composer avec la nature, d’élaborer des règles et de les faire appliquer. C’est vrai des permis de construire. Ca l’est aussi, bien plus encore, de la déforestation, des pots d’échappement, des fumées industrielles, de la surexploitation des ressources, de ce qui tend à modifier, pour le coup, l’environnement et les climats, à provoquer, cette fois-ci, des catastrophes qu’on commence seulement à se représenter mais dont les inondations d’août, en Europe centrale, ont sans doute été l’avant-goût. Si le niveau des mers devait monter, ce n’est seulement quelques îlots qui disparaîtraient. C’est des régions entières qui seraient immergées et l’on réaliserait, alors, mais un peu tard, que la terre peut s’user comme un savon, être là, tout beau, tout neuf, fondre, se racornir et n’être plus. Le développement n’a de sens que s’il est durable, que si le développement ne tue pas le développement en nous conduisant à la plus formidable des régressions. Qui dirait le contraire ? Personne, mais qui commence ? Personne non plus car les pays les plus pauvres font valoir qu’eux aussi ont besoin de ce décollage, de cette industrialisation qui a fait la richesse de l’Occident. Les Etats-Unis, pour leur part, soutiennent que, rapporté à leur niveau de production, leur degré de pollution est loin d’être le plus élevé du monde et l’Europe, dans ce débat, joue les vertus, parle d’or mais parle plus qu’elle n’agit. Ouvert, le débat n’avance guère car les intérêts en jeu sont énormes et que les divergences de diagnostic et l’incertitude des remèdes permettent encore de tergiverser. Un jour ou l’autre, il faudra pourtant en venir aux concessions réciproques, à un effort concerté de la communauté internationale passant par des Traités internationaux, par un partage des richesses et des tâches, par une régulation mondiale , par des formes de gouvernement mondial et de prévention mondiale des problèmes mondiaux, pas seulement écologiques. Utopie ? Non. D’une organisation internationale à l’autre, on y va déjà, lentement, beaucoup trop lentement mais l’Europe se fait, l’Afrique cherche à s’en inspirer, les thèmes écologiques prennent à gauche et à droite, le débat sur la régulation esquisse un nouvel échiquier politique international et les inondations d’août ont fait coup sur coup, remonter la gauche en Allemagne et tomber la coalition autrichienne. Le débat mondial devient local car le monde est un village. e n’est pas le réchauffement de la planète. Ces inondations du Sud-est ont des causes naturelles et récurrentes, expliquées et réexpliquées depuis dimanche mais tout de même…Comment ne pas voir, dans la violence de cette catastrophe, un rappel de la fragilité des sociétés humaines, de la souveraine puissance de la nature - un appel, donc, au devoir de prévoyance, à la réflexion sur ce que nous faisons et ne faisons pas, au souci du long terme, à la régulation, locale et internationale ? Si ces orages qui ont fait tant de mal au sud-est sont inévitables, leurs conséquences ne l’étaient en effet pas. En goudronnant à tout va, en laissant construire dans des zones menacées, en accroissant la surface des champs, nous les avons aggravées car l’urbanisation et l’économie moderne demandent de savoir composer avec la nature, d’élaborer des règles et de les faire appliquer. C’est vrai des permis de construire. Ca l’est aussi, bien plus encore, de la déforestation, des pots d’échappement, des fumées industrielles, de la surexploitation des ressources, de ce qui tend à modifier, pour le coup, l’environnement et les climats, à provoquer, cette fois-ci, des catastrophes qu’on commence seulement à se représenter mais dont les inondations d’août, en Europe centrale, ont sans doute été l’avant-goût. Si le niveau des mers devait monter, ce n’est seulement quelques îlots qui disparaîtraient. C’est des régions entières qui seraient immergées et l’on réaliserait, alors, mais un peu tard, que la terre peut s’user comme un savon, être là, tout beau, tout neuf, fondre, se racornir et n’être plus. Le développement n’a de sens que s’il est durable, que si le développement ne tue pas le développement en nous conduisant à la plus formidable des régressions. Qui dirait le contraire ? Personne, mais qui commence ? Personne non plus car les pays les plus pauvres font valoir qu’eux aussi ont besoin de ce décollage, de cette industrialisation qui a fait la richesse de l’Occident. Les Etats-Unis, pour leur part, soutiennent que, rapporté à leur niveau de production, leur degré de pollution est loin d’être le plus élevé du monde et l’Europe, dans ce débat, joue les vertus, parle d’or mais parle plus qu’elle n’agit. Ouvert, le débat n’avance guère car les intérêts en jeu sont énormes et que les divergences de diagnostic et l’incertitude des remèdes permettent encore de tergiverser. Un jour ou l’autre, il faudra pourtant en venir aux concessions réciproques, à un effort concerté de la communauté internationale passant par des Traités internationaux, par un partage des richesses et des tâches, par une régulation mondiale, par des formes de gouvernement mondial et de prévention mondiale de problèmes mondiaux, pas seulement écologiques. Utopie ? Non. D’une organisation internationale à l’autre, on y va déjà, lentement, beaucoup trop lentement mais l’Europe se fait, l’Afrique cherche à s’en inspirer, les thèmes écologiques prennent à gauche et à droite, le débat sur la régulation esquisse un nouvel échiquier politique international et les inondations d’août ont fait coup sur coup, remonter la gauche en Allemagne et tomber la coalition autrichienne. Le débat mondial devient local car le monde est un village.

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