Ils ne le disent qu’à mi-voix mais ils n’en doutent guère. Européens de France ou d’autres pays de l’Union, Américains ou arabes, tous les dirigeants de pays concernés par le terrorisme et tous les services de renseignement du monde, tous les spécialistes de ces questions, chercheurs ou diplomates, s’attendent à de nouveaux attentats. Où ? Quand ? Contre quelle(s) cible(s) ? On ne le sait pas.

Extrait d'une vidéo d'Amedy Coulibaly diffusée sur Internet après les attentats contre Charlie Hebdo.
Extrait d'une vidéo d'Amedy Coulibaly diffusée sur Internet après les attentats contre Charlie Hebdo. © Radio France

Dans cette vidéo, mystérieusement publiée après sa mort, Amedy Couliably se revendique comme combattant de l’Etat islamique et argumente en tant que tel. Ses actes, dit-il, sont légitimes et amplement mérités depuis le temps.

La deuxième raison de craindre de nouveaux attentats est qu’une fraction, mais une fraction suffit, de ces jeunes misérables revenus en Europe après avoir cru trouver une raison d’être en allant combattre sous le drapeau djihadiste au Proche-Orient, constituent des bombes à retardement pouvant exploser à chaque instant.

Quant à la troisième raison de s’attendre au pire est que l’Etat islamique a besoin de nouveaux attentats pour répondre à deux objectifs. Le premier est de faire si peur aux opinions publiques qu’elles amènent les gouvernements à renoncer à combattre les égorgeurs et le second est de semer une telle défiance, une telle phobie de tous les musulmans, que des troubles s’en suivent, que les dynamite de soit plus maîtrisable et que les djihadisme trouve de nouvelles recrues.

Le défi est clair, mais comment le relever ? Ecoutez la chronique de Bernard Ghetta :

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