Où l'on voit les nationalistes en crise dans quatre de leurs bastions...

Italie, Finlande, Royaume-Uni, France... Les nationalistes en crise
Italie, Finlande, Royaume-Uni, France... Les nationalistes en crise © AFP / Denis Charlet

Pour les nouvelles extrêmes-droites europhobes, rien ne va plus. Elles constituaient une force ascendante depuis de longues années. Toutes avaient été galvanisées par le « oui » britannique à la sortie de l’Union et puis, en six jours, patatras, une désillusion a suivi l’autre.

Finlande : Les Vrais Finlandais en perte vitesse

Hier, à Helsinki, ce sont 22 des 37 députés des Vrais Finlandais, parti europhobe et hostile à toute immigration, qui décident de rompre avec leur formation et d’en fonder une autre, la Nouvelle alternative.

Leur décision faisait suite à l’élection à la tête de leur parti, samedi, d’un homme condamné pour incitation à la haine raciale et nullement repentant. Cette élection avait conduit le Premier ministre centriste à annoncer la fin de la coalition qu’il formait depuis 2015 avec les conservateurs et les Vrais Finlandais.

Une crise politique s’amorçait à Helsinki mais elle a été évitée car la majorité de ces élus de moins en moins europhobes a préféré la stabilité gouvernementale à la radicalisation de leur parti qui ne réunit plus, dans les sondages, que 9% des électeurs après en avoir rallié, dans les urnes, près de 18% il y a deux ans.

Italie : le Mouvement cinq étoiles éliminé dès le premier tour des municipales

Les Vrais Finlandais se scindent entre ancrage à l’extrême-droite et rapprochement avec la droite et dimanche, en Italie, le Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo, l’un des deux partis europhobes de la Péninsule, a pris une très cruelle veste aux élections municipales.

Dans les sept principales villes en jeu, ce mouvement qui s’était hissé au premier rang des partis italiens, s’est fait purement et simplement éliminer, dès le premier tour.

Il a payé, là, sa complète impéritie aux commandes de la mairie de Rome. C’est une incompétence avérée qui a été sanctionnée mais aussi l’incapacité de Beppe Grillo à passer de la dénonciation de tout et de l’Union européenne en particulier à la moindre proposition concrète et crédible.

France : le Front national essuyait un échec aux législatives

C’est en nombre que ses électeurs ont boudé les urnes.

Les raisons de cette abstention sont évidemment diverses mais la plus grande en est la manière dont Mme Le Pen s’était si péniblement emmêlée les pinceaux sur l’euro lors de son débat avec Emmanuel Macron. C’est si vrai que son propre compagnon, Louis Alliot, reconnaissait hier qu’il faudrait « retravailler sur la problématique de l’Europe et de l’euro » et que le maire de Béziers, Robert Ménard, un allié du FN, a jugé de son côté que, lorsque « on tient des propos économiques sans queue ni tête, on paie le prix de ses mauvaises analyses. »

Royaume-Uni : les Britanniques refusent un brexit radical

Et puis, jeudi, avant que n’éclatent ces crises des europhobies finlandaise, italienne et française, il y avait bien sûr eu les législatives britanniques. Ce n’est pas seulement que le parti, UKIP, qui s’était bâti sur la dénonciation de l’Union, n’y a pas obtenu un seul siège.

C’est surtout que Theresa May, la Première ministre conservatrice qui prônait un Brexit dur, y a perdu sa majorité.Les Britanniques ont refusé cette complète rupture avec l’Union.

Au Royaume-Uni, non plus, l’europhobie n’est pas au mieux de sa forme.

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