(020418) Ce n’est pas un échec. C’est un total échec. Dix jours après le début de sa tentative de médiation, une semaine après son arrivée sur ce qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la « Terre Sainte », Colin Powell a repris, hier, l’avion pour Washington sans qu’un millimètre de progrès n’ait été fait. Les diplomates américains ont une expression pour cela. « S.O.S. », disent-ils en pareil cas, ce qui veut dire « same old shit » - en bon français : « Le même vieux merdier ». S.O.S. en effet car ce n’est pas seulement que tout continue d’aller plus mal mais aussi que plus personne au monde ne sait où cela va. Et pour cause. Les Etats-Unis viennent, là, de se faire humilier comme rarement. « Assez, c’est assez ! », avait lancé leur président dans un discours intelligent et bien balancé mais aucun des trois objectifs qu’il s’était fixé n’a été atteint, ni le retrait israélien des villes palestiniennes, ni la conclusion d’un cessez-le-feu, ni - moins encore, évidemment - la réouverture de perspectives politiques. Ce n’est pas seulement grave sur le terrain, pour les Israéliens et les Palestiniens laissés face-à-face. Ca l’est aussi, surtout, pour la crédibilité des Etats-Unis, elle tellement atteinte que, prétextant d’une « indisposition », le Président égyptien a refusé de recevoir, hier, Colin Powell qui faisait escale au Caire. Quelles conclusions en tirera Georges Bush ? Pour l’instant, mystère. Son équipe est divisée. Sa droite considère qu’Ariel Sharon a raison de vouloir, quel qu’en soit le prix, briser dans l’œuf toute possibilité d’attentat terroriste, qu’il faut le laisser faire, accélérer parallèlement les préparatifs de renversement de Saddam Hussein et qu’on verra plus tard, en terrain plat, pour le règlement de ce conflit. Colin Powell pense lui, et le dit, qu’on ne peut pas envisager de cessez-le-feu, aucune amélioration donc, pas de fin des attentats, avant la fin de l’opération Rempart. Ces deux visions sont opposées mais, pour l’heure, Georges Bush vient d’en faire une si étrange synthèse, hier, dans son dernier discours, qu’on peut se demander s’il sait lui-même ce qu’il veut faire. Le plus probable est que non, pas plus que Yasser Arafat et Ariel Sharon. Après n’avoir pas voulu prendre le risque de la paix en décembre 2000, le premier avait cru que les attentats feraient plier les Israéliens et que la répression militaire lui attirerait la sympathie du monde. La sympathie a grandi. Les Israéliens sont devenus les vilains mais Yasser Arafat a, lui, tout perdu et précipité son peuple dans une abominable défaite. Que fait-on de cela ? Mystère aussi mais que veut, pour sa part, faire Ariel Sharon de sa victoire ? Militairement parlant, il a gagné. Il y aura d’autres attentats mais les coups portés aux organisations palestiniennes sont si rudes, le malheur et le désarroi de la population si profonds, que le mouvement palestinien est en phase de reflux. Bien au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est ce que souhaitait ce Premier ministre mais maintenant ? Quand bien même le voudrait-il, il ne peut pas chasser les Palestiniens vers la Jordanie. Le problème reste entier, décuplé par la haine que les chars ont semée, non seulement en Palestine mais, bien plus grave encore, dans tout le monde arabe. A cette date, la paix est échec et mat. (020418) Ce n’est pas un échec. C’est un total échec. Dix jours après le début de sa tentative de médiation, une semaine après son arrivée sur ce qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la « Terre Sainte », Colin Powell a repris, hier, l’avion pour Washington sans qu’un millimètre de progrès n’ait été fait. Les diplomates américains ont une expression pour cela. « S.O.S. », disent-ils en pareil cas, ce qui veut dire « same old shit » - en bon français : « Le même vieux merdier ». S.O.S. en effet car ce n’est pas seulement que tout continue d’aller plus mal mais aussi que plus personne au monde ne sait où cela va. Et pour cause. Les Etats-Unis viennent, là, de se faire humilier comme rarement. « Assez, c’est assez ! », avait lancé leur président dans un discours intelligent et bien balancé mais aucun des trois objectifs qu’il s’était fixé n’a été atteint, ni le retrait israélien des villes palestiniennes, ni la conclusion d’un cessez-le-feu, ni - moins encore, évidemment - la réouverture de perspectives politiques. Ce n’est pas seulement grave sur le terrain, pour les Israéliens et les Palestiniens laissés face-à-face. Ca l’est aussi, surtout, pour la crédibilité des Etats-Unis, elle tellement atteinte que, prétextant d’une « indisposition », le Président égyptien a refusé de recevoir, hier, Colin Powell qui faisait escale au Caire. Quelles conclusions en tirera Georges Bush ? Pour l’instant, mystère. Son équipe est divisée. Sa droite considère qu’Ariel Sharon a raison de vouloir, quel qu’en soit le prix, briser dans l’œuf toute possibilité d’attentat terroriste, qu’il faut le laisser faire, accélérer parallèlement les préparatifs de renversement de Saddam Hussein et qu’on verra plus tard, en terrain plat, pour le règlement de ce conflit. Colin Powell pense lui, et le dit, qu’on ne peut pas envisager de cessez-le-feu, aucune amélioration donc, pas de fin des attentats, avant la fin de l’opération Rempart. Ces deux visions sont opposées mais, pour l’heure, Georges Bush vient d’en faire une si étrange synthèse, hier, dans son dernier discours, qu’on peut se demander s’il sait lui-même ce qu’il veut faire. Le plus probable est que non, pas plus que Yasser Arafat et Ariel Sharon. Après n’avoir pas voulu prendre le risque de la paix en décembre 2000, le premier avait cru que les attentats feraient plier les Israéliens et que la répression militaire lui attirerait la sympathie du monde. La sympathie a grandi. Les Israéliens sont devenus les vilains mais Yasser Arafat a, lui, tout perdu et précipité son peuple dans une abominable défaite. Que fait-on de cela ? Mystère aussi mais que veut, pour sa part, faire Ariel Sharon de sa victoire ? Militairement parlant, il a gagné. Il y aura d’autres attentats mais les coups portés aux organisations palestiniennes sont si rudes, le malheur et le désarroi de la population si profonds, que le mouvement palestinien est en phase de reflux. Bien au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est ce que souhaitait ce Premier ministre mais maintenant ? Quand bien même le voudrait-il, il ne peut pas chasser les Palestiniens vers la Jordanie. Le problème reste entier, décuplé par la haine que les chars ont semée, non seulement en Palestine mais, bien plus grave encore, dans tout le monde arabe. A cette date, la paix est échec et mat. (020418) Ce n’est pas un échec. C’est un total échec. Dix jours après le début de sa tentative de médiation, une semaine après son arrivée sur ce qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la « Terre Sainte », Colin Powell a repris, hier, l’avion pour Washington sans qu’un millimètre de progrès n’ait été fait. Les diplomates américains ont une expression pour cela. « S.O.S. », disent-ils en pareil cas, ce qui veut dire « same old shit » - en bon français : « Le même vieux merdier ». S.O.S. en effet car ce n’est pas seulement que tout continue d’aller plus mal mais aussi que plus personne au monde ne sait où cela va. Et pour cause. Les Etats-Unis viennent, là, de se faire humilier comme rarement. « Assez, c’est assez ! », avait lancé leur président dans un discours intelligent et bien balancé mais aucun des trois objectifs qu’il s’était fixé n’a été atteint, ni le retrait israélien des villes palestiniennes, ni la conclusion d’un cessez-le-feu, ni - moins encore, évidemment - la réouverture de perspectives politiques. Ce n’est pas seulement grave sur le terrain, pour les Israéliens et les Palestiniens laissés face-à-face. Ca l’est aussi, surtout, pour la crédibilité des Etats-Unis, elle tellement atteinte que, prétextant d’une « indisposition », le Président égyptien a refusé de recevoir, hier, Colin Powell qui faisait escale au Caire. Quelles conclusions en tirera Georges Bush ? Pour l’instant, mystère. Son équipe est divisée. Sa droite considère qu’Ariel Sharon a raison de vouloir, quel qu’en soit le prix, briser dans l’œuf toute possibilité d’attentat terroriste, qu’il faut le laisser faire, accélérer parallèlement les préparatifs de renversement de Saddam Hussein et qu’on verra plus tard, en terrain plat, pour le règlement de ce conflit. Colin Powell pense lui, et le dit, qu’on ne peut pas envisager de cessez-le-feu, aucune amélioration donc, pas de fin des attentats, avant la fin de l’opération Rempart. Ces deux visions sont opposées mais, pour l’heure, Georges Bush vient d’en faire une si étrange synthèse, hier, dans son dernier discours, qu’on peut se demander s’il sait lui-même ce qu’il veut faire. Le plus probable est que non, pas plus que Yasser Arafat et Ariel Sharon. Après n’avoir pas voulu prendre le risque de la paix en décembre 2000, le premier avait cru que les attentats feraient plier les Israéliens et que la répression militaire lui attirerait la sympathie du monde. La sympathie a grandi. Les Israéliens sont devenus les vilains mais Yasser Arafat a, lui, tout perdu et précipité son peuple dans une abominable défaite. Que fait-on de cela ? Mystère aussi mais que veut, pour sa part, faire Ariel Sharon de sa victoire ? Militairement parlant, il a gagné. Il y aura d’autres attentats mais les coups portés aux organisations palestiniennes sont si rudes, le malheur et le désarroi de la population si profonds, que le mouvement palestinien est en phase de reflux. Bien au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est ce que souhaitait ce Premier ministre mais maintenant ? Quand bien même le voudrait-il, il ne peut pas chasser les Palestiniens vers la Jordanie. Le problème reste entier, décuplé par la haine que les chars ont semée, non seulement en Palestine mais, bien plus grave encore, dans tout le monde arabe. A cette date, la paix est échec et mat. (020418) Ce n’est pas un échec. C’est un total échec. Dix jours après le début de sa tentative de médiation, une semaine après son arrivée sur ce qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la « Terre Sainte », Colin Powell a repris, hier, l’avion pour Washington sans qu’un millimètre de progrès n’ait été fait. Les diplomates américains ont une expression pour cela. « S.O.S. », disent-ils en pareil cas, ce qui veut dire « same old shit » - en bon français : « Le même vieux merdier ». S.O.S. en effet car ce n’est pas seulement que tout continue d’aller plus mal mais aussi que plus personne au monde ne sait où cela va. Et pour cause. Les Etats-Unis viennent, là, de se faire humilier comme rarement. « Assez, c’est assez ! », avait lancé leur président dans un discours intelligent et bien balancé mais aucun des trois objectifs qu’il s’était fixé n’a été atteint, ni le retrait israélien des villes palestiniennes, ni la conclusion d’un cessez-le-feu, ni - moins encore, évidemment - la réouverture de perspectives politiques. Ce n’est pas seulement grave sur le terrain, pour les Israéliens et les Palestiniens laissés face-à-face. Ca l’est aussi, surtout, pour la crédibilité des Etats-Unis, elle tellement atteinte que, prétextant d’une « indisposition », le Président égyptien a refusé de recevoir, hier, Colin Powell qui faisait escale au Caire. Quelles conclusions en tirera Georges Bush ? Pour l’instant, mystère. Son équipe est divisée. Sa droite considère qu’Ariel Sharon a raison de vouloir, quel qu’en soit le prix, briser dans l’œuf toute possibilité d’attentat terroriste, qu’il faut le laisser faire, accélérer parallèlement les préparatifs de renversement de Saddam Hussein et qu’on verra plus tard, en terrain plat, pour le règlement de ce conflit. Colin Powell pense lui, et le dit, qu’on ne peut pas envisager de cessez-le-feu, aucune amélioration donc, pas de fin des attentats, avant la fin de l’opération Rempart. Ces deux visions sont opposées mais, pour l’heure, Georges Bush vient d’en faire une si étrange synthèse, hier, dans son dernier discours, qu’on peut se demander s’il sait lui-même ce qu’il veut faire. Le plus probable est que non, pas plus que Yasser Arafat et Ariel Sharon. Après n’avoir pas voulu prendre le risque de la paix en décembre 2000, le premier avait cru que les attentats feraient plier les Israéliens et que la répression militaire lui attirerait la sympathie du monde. La sympathie a grandi. Les Israéliens sont devenus les vilains mais Yasser Arafat a, lui, tout perdu et précipité son peuple dans une abominable défaite. Que fait-on de cela ? Mystère aussi mais que veut, pour sa part, faire Ariel Sharon de sa victoire ? Militairement parlant, il a gagné. Il y aura d’autres attentats mais les coups portés aux organisations palestiniennes sont si rudes, le malheur et le désarroi de la population si profonds, que le mouvement palestinien est en phase de reflux. Bien au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est ce que souhaitait ce Premier ministre mais maintenant ? Quand bien même le voudrait-il, il ne peut pas chasser les Palestiniens vers la Jordanie. Le problème reste entier, décuplé par la haine que les chars ont semée, non seulement en Palestine mais, bien plus grave encore, dans tout le monde arabe. A cette date, la paix est échec et mat. (020418) Ce n’est pas un échec. C’est un total échec. Dix jours après le début de sa tentative de médiation, une semaine après son arrivée sur ce qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la « Terre Sainte », Colin Powell a repris, hier, l’avion pour Washington sans qu’un millimètre de progrès n’ait été fait. Les diplomates américains ont une expression pour cela. « S.O.S. », disent-ils en pareil cas, ce qui veut dire « same old shit » - en bon français : « Le même vieux merdier ». S.O.S. en effet car ce n’est pas seulement que tout continue d’aller plus mal mais aussi que plus personne au monde ne sait où cela va. Et pour cause. Les Etats-Unis viennent, là, de se faire humilier comme rarement. « Assez, c’est assez ! », avait lancé leur président dans un discours intelligent et bien balancé mais aucun des trois objectifs qu’il s’était fixé n’a été atteint, ni le retrait israélien des villes palestiniennes, ni la conclusion d’un cessez-le-feu, ni - moins encore, évidemment - la réouverture de perspectives politiques. Ce n’est pas seulement grave sur le terrain, pour les Israéliens et les Palestiniens laissés face-à-face. Ca l’est aussi, surtout, pour la crédibilité des Etats-Unis, elle tellement atteinte que, prétextant d’une « indisposition », le Président égyptien a refusé de recevoir, hier, Colin Powell qui faisait escale au Caire. Quelles conclusions en tirera Georges Bush ? Pour l’instant, mystère. Son équipe est divisée. Sa droite considère qu’Ariel Sharon a raison de vouloir, quel qu’en soit le prix, briser dans l’œuf toute possibilité d’attentat terroriste, qu’il faut le laisser faire, accélérer parallèlement les préparatifs de renversement de Saddam Hussein et qu’on verra plus tard, en terrain plat, pour le règlement de ce conflit. Colin Powell pense lui, et le dit, qu’on ne peut pas envisager de cessez-le-feu, aucune amélioration donc, pas de fin des attentats, avant la fin de l’opération Rempart. Ces deux visions sont opposées mais, pour l’heure, Georges Bush vient d’en faire une si étrange synthèse, hier, dans son dernier discours, qu’on peut se demander s’il sait lui-même ce qu’il veut faire. Le plus probable est que non, pas plus que Yasser Arafat et Ariel Sharon. Après n’avoir pas voulu prendre le risque de la paix en décembre 2000, le premier avait cru que les attentats feraient plier les Israéliens et que la répression militaire lui attirerait la sympathie du monde. La sympathie a grandi. Les Israéliens sont devenus les vilains mais Yasser Arafat a, lui, tout perdu et précipité son peuple dans une abominable défaite. Que fait-on de cela ? Mystère aussi mais que veut, pour sa part, faire Ariel Sharon de sa victoire ? Militairement parlant, il a gagné. Il y aura d’autres attentats mais les coups portés aux organisations palestiniennes sont si rudes, le malheur et le désarroi de la population si profonds, que le mouvement palestinien est en phase de reflux. Bien au-delà de la lutte contre le terrorisme, c’est ce que souhaitait ce Premier ministre mais maintenant ? Quand bien même le voudrait-il, il ne peut pas chasser les Palestiniens vers la Jordanie. Le problème reste entier, décuplé par la haine que les chars ont semée, non seulement en Palestine mais, bien plus grave encore, dans tout le monde arabe. A cette date, la paix est échec et mat.

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