La France va mal. Un pays dans lequel le Président et le Premier ministre sortants ne recueillent, à deux, que 36% des voix, dans lequel les deux grands partis de la gauche et de la droite n’attirent, pas beaucoup plus, à eux deux, d’un électeur sur trois, ce pays, la France, ne va pas bien. Ce pays est en crise. Il doute. Ce pays a peur, peur sans doute de la délinquance, des vols, des agressions mais, bien au-delà de ce problème, d’une insécurité sociale, internationale et nationale – de la fragilisation des emplois, de la multiplication des foyers de crise et de l’incapacité à les éteindre, de l’affaiblissement des Etats-nations, de la France comme des autres, mais que les Français ressentent d’autant plus vivement qu’ils se croyaient, il y a encore peu, au centre du monde, citoyens d’un pays fort et influent. En France, cela donne l’extrême-droite à 20%, devançant la gauche pour le second tour de la présidentielle, mais il n’y a pas que la France. Tôt dans la soirée, Jean-Marie Le Pen a reçu un message de félicitations du Vlaams Blok,troisième formation belge depuis 1999 et qui ne cesse, depuis, de progresser. En Autriche, le FPÖ de Jörg Haïder est devenu, il y a deux ans, le deuxième parti d’un pays longtemps dominé par la social-démocratie. En Italie, l’homme le plus riche de la Péninsule, Silvio Berlusconi, a conquis le pouvoir en s’alliant non seulement à d’anciens fascites, très recentrés, mais également, infiniment plus grave, à la Ligue du Nord, d’Umberto Bossi qui ne peutpasser une journée sans hurler sa haine des autres, des immigrés naturellement mais aussi de l’Italie méridionale et de l’Union européenne. En Hongrie, où la gauche a remporté hier les élections d’un fil, le nationalisme d’extrême-droite pèse lourd sur l’échiquier politique. Au Danemark, le Parti du Peuple Danois, même créneau, est désormais le troisième parti, avec 12% des voix. Aux Pays-Bas, pays de bien-être et de la tolérance, un dandy d’extrême droite,xénophobe et fantasque, vient de remporter, le mois dernier, 34% des voix à Rotterdam et pourrait bien s'imposer Bientôt sur l’échiquier national. On pourrait aussi parler des Etats-Unis où le parti républicain, aujourd’hui majoritaire, n’est pas conduit par le plus modéré de ses courants mais restons en Europe. La poussée d’extrême-droite et l’affaiblissement des grands partis est notable dans toute l’Europe car les pays européens ne savent plus où ils vont. Il y a un désarroi général lié au fait que les Etats ne sont plus assez forts pour vraiment décider, qu’ils ne sont plus de vrais centres de pouvoir, que les électeurs le sentent et que l’Europe politique est encore bien trop loin d’exister pour prendre le relais des Etats-membres, peser, décider, ouvrir l’horizon. Nous sommes au milieu du gué, trop faibles désunis, pas encore assez unis pour être forts ensemble. En raison, notamment, de la timidité européenne des grands partis français, il y a, c’est un fait, un vide institutionnel, un vide de pouvoir qui enlève de leur crédibilité aux élections nationales et par voie de conséquence, aux partis et aux candidats. Nous sommes dans le brouillard et, dans le brouillard, on sort vite de la route, pour se retourner sur le bas-côté. La France va mal. Un pays dans lequel le Président et le Premier ministre sortants ne recueillent, à deux, que 36% des voix, dans lequel les deux grands partis de la gauche et de la droite n’attirent, pas beaucoup plus, à eux deux, d’un électeur sur trois, ce pays, la France, ne va pas bien. Ce pays est en crise. Il doute. Ce pays a peur, peur sans doute de la délinquance, des vols, des agressions mais, bien au-delà de ce problème, d’une insécurité sociale, internationale et nationale – de la fragilisation des emplois, de la multiplication des foyers de crise et de l’incapacité à les éteindre, de l’affaiblissement des Etats-nations, de la France comme des autres, mais que les Français ressentent d’autant plus vivement qu’ils se croyaient, il y a encore peu, au centre du monde, citoyens d’un pays fort et influent. En France, cela donne l’extrême-droite à 20%, devançant la gauche pour le second tour de la présidentielle, mais il n’y a pas que la France. Tôt dans la soirée, Jean-Marie Le Pen a reçu un message de félicitations du Vlaams Blok,troisième formation belge depuis 1999 et qui ne cesse, depuis, de progresser. En Autriche, le FPÖ de Jörg Haïder est devenu, il y a deux ans, le deuxième parti d’un pays longtemps dominé par la social-démocratie. En Italie, l’homme le plus riche de la Péninsule, Silvio Berlusconi, a conquis le pouvoir en s’alliant non seulement à d’anciens fascites, très recentrés, mais également, infiniment plus grave, à la Ligue du Nord, d’Umberto Bossi qui ne peutpasser une journée sans hurler sa haine des autres, des immigrés naturellement mais aussi de l’Italie méridionale et de l’Union européenne. En Hongrie, où la gauche a remporté hier les élections d’un fil, le nationalisme d’extrême-droite pèse lourd sur l’échiquier politique. Au Danemark, le Parti du Peuple Danois, même créneau, est désormais le troisième parti, avec 12% des voix. Aux Pays-Bas, pays de bien-être et de la tolérance, un dandy d’extrême droite,xénophobe et fantasque, vient de remporter, le mois dernier, 34% des voix à Rotterdam et pourrait bien s'imposer Bientôt sur l’échiquier national. On pourrait aussi parler des Etats-Unis où le parti républicain, aujourd’hui majoritaire, n’est pas conduit par le plus modéré de ses courants mais restons en Europe. La poussée d’extrême-droite et l’affaiblissement des grands partis est notable dans toute l’Europe car les pays européens ne savent plus où ils vont. Il y a un désarroi général lié au fait que les Etats ne sont plus assez forts pour vraiment décider, qu’ils ne sont plus de vrais centres de pouvoir, que les électeurs le sentent et que l’Europe politique est encore bien trop loin d’exister pour prendre le relais des Etats-membres, peser, décider, ouvrir l’horizon. Nous sommes au milieu du gué, trop faibles désunis, pas encore assez unis pour être forts ensemble. En raison, notamment, de la timidité européenne des grands partis français, il y a, c’est un fait, un vide institutionnel, un vide de pouvoir qui enlève de leur crédibilité aux élections nationales et par voie de conséquence, aux partis et aux candidats. Nous sommes dans le brouillard et, dans le brouillard, on sort vite de la route, pour se retourner sur le bas-côté. La France va mal. Un pays dans lequel le Président et le Premier ministre sortants ne recueillent, à deux, que 36% des voix, dans lequel les deux grands partis de la gauche et de la droite n’attirent, pas beaucoup plus, à eux deux, d’un électeur sur trois, ce pays, la France, ne va pas bien. Ce pays est en crise. Il doute. Ce pays a peur, peur sans doute de la délinquance, des vols, des agressions mais, bien au-delà de ce problème, d’une insécurité sociale, internationale et nationale – de la fragilisation des emplois, de la multiplication des foyers de crise et de l’incapacité à les éteindre, de l’affaiblissement des Etats-nations, de la France comme des autres, mais que les Français ressentent d’autant plus vivement qu’ils se croyaient, il y a encore peu, au centre du monde, citoyens d’un pays fort et influent. En France, cela donne l’extrême-droite à 20%, devançant la gauche pour le second tour de la présidentielle, mais il n’y a pas que la France. Tôt dans la soirée, Jean-Marie Le Pen a reçu un message de félicitations du Vlaams Blok,troisième formation belge depuis 1999 et qui ne cesse, depuis, de progresser. En Autriche, le FPÖ de Jörg Haïder est devenu, il y a deux ans, le deuxième parti d’un pays longtemps dominé par la social-démocratie. En Italie, l’homme le plus riche de la Péninsule, Silvio Berlusconi, a conquis le pouvoir en s’alliant non seulement à d’anciens fascites, très recentrés, mais également, infiniment plus grave, à la Ligue du Nord, d’Umberto Bossi qui ne peutpasser une journée sans hurler sa haine des autres, des immigrés naturellement mais aussi de l’Italie méridionale et de l’Union européenne. En Hongrie, où la gauche a remporté hier les élections d’un fil, le nationalisme d’extrême-droite pèse lourd sur l’échiquier politique. Au Danemark, le Parti du Peuple Danois, même créneau, est désormais le troisième parti, avec 12% des voix. Aux Pays-Bas, pays de bien-être et de la tolérance, un dandy d’extrême droite,xénophobe et fantasque, vient de remporter, le mois dernier, 34% des voix à Rotterdam et pourrait bien s'imposer Bientôt sur l’échiquier national. On pourrait aussi parler des Etats-Unis où le parti républicain, aujourd’hui majoritaire, n’est pas conduit par le plus modéré de ses courants mais restons en Europe. La poussée d’extrême-droite et l’affaiblissement des grands partis est notable dans toute l’Europe car les pays européens ne savent plus où ils vont. Il y a un désarroi général lié au fait que les Etats ne sont plus assez forts pour vraiment décider, qu’ils ne sont plus de vrais centres de pouvoir, que les électeurs le sentent et que l’Europe politique est encore bien trop loin d’exister pour prendre le relais des Etats-membres, peser, décider, ouvrir l’horizon. Nous sommes au milieu du gué, trop faibles désunis, pas encore assez unis pour être forts ensemble. En raison, notamment, de la timidité européenne des grands partis français, il y a, c’est un fait, un vide institutionnel, un vide de pouvoir qui enlève de leur crédibilité aux élections nationales et par voie de conséquence, aux partis et aux candidats. Nous sommes dans le brouillard et, dans le brouillard, on sort vite de la route, pour se retourner sur le bas-côté. La France va mal. Un pays dans lequel le Président et le Premier ministre sortants ne recueillent, à deux, que 36% des voix, dans lequel les deux grands partis de la gauche et de la droite n’attirent, pas beaucoup plus, à eux deux, d’un électeur sur trois, ce pays, la France, ne va pas bien. Ce pays est en crise. Il doute. Ce pays a peur, peur sans doute de la délinquance, des vols, des agressions mais, bien au-delà de ce problème, d’une insécurité sociale, internationale et nationale – de la fragilisation des emplois, de la multiplication des foyers de crise et de l’incapacité à les éteindre, de l’affaiblissement des Etats-nations, de la France comme des autres, mais que les Français ressentent d’autant plus vivement qu’ils se croyaient, il y a encore peu, au centre du monde, citoyens d’un pays fort et influent. En France, cela donne l’extrême-droite à 20%, devançant la gauche pour le second tour de la présidentielle, mais il n’y a pas que la France. Tôt dans la soirée, Jean-Marie Le Pen a reçu un message de félicitations du Vlaams Blok,troisième formation belge depuis 1999 et qui ne cesse, depuis, de progresser. En Autriche, le FPÖ de Jörg Haïder est devenu, il y a deux ans, le deuxième parti d’un pays longtemps dominé par la social-démocratie. En Italie, l’homme le plus riche de la Péninsule, Silvio Berlusconi, a conquis le pouvoir en s’alliant non seulement à d’anciens fascites, très recentrés, mais également, infiniment plus grave, à la Ligue du Nord, d’Umberto Bossi qui ne peutpasser une journée sans hurler sa haine des autres, des immigrés naturellement mais aussi de l’Italie méridionale et de l’Union européenne. En Hongrie, où la gauche a remporté hier les élections d’un fil, le nationalisme d’extrême-droite pèse lourd sur l’échiquier politique. Au Danemark, le Parti du Peuple Danois, même créneau, est désormais le troisième parti, avec 12% des voix. Aux Pays-Bas, pays de bien-être et de la tolérance, un dandy d’extrême droite,xénophobe et fantasque, vient de remporter, le mois dernier, 34% des voix à Rotterdam et pourrait bien s'imposer Bientôt sur l’échiquier national. On pourrait aussi parler des Etats-Unis où le parti républicain, aujourd’hui majoritaire, n’est pas conduit par le plus modéré de ses courants mais restons en Europe. La poussée d’extrême-droite et l’affaiblissement des grands partis est notable dans toute l’Europe car les pays européens ne savent plus où ils vont. Il y a un désarroi général lié au fait que les Etats ne sont plus assez forts pour vraiment décider, qu’ils ne sont plus de vrais centres de pouvoir, que les électeurs le sentent et que l’Europe politique est encore bien trop loin d’exister pour prendre le relais des Etats-membres, peser, décider, ouvrir l’horizon. Nous sommes au milieu du gué, trop faibles désunis, pas encore assez unis pour être forts ensemble. En raison, notamment, de la timidité européenne des grands partis français, il y a, c’est un fait, un vide institutionnel, un vide de pouvoir qui enlève de leur crédibilité aux élections nationales et par voie de conséquence, aux partis et aux candidats. Nous sommes dans le brouillard et, dans le brouillard, on sort vite de la route, pour se retourner sur le bas-côté. La France va mal. Un pays dans lequel le Président et le Premier ministre sortants ne recueillent, à deux, que 36% des voix, dans lequel les deux grands partis de la gauche et de la droite n’attirent, pas beaucoup plus, à eux deux, d’un électeur sur trois, ce pays, la France, ne va pas bien. Ce pays est en crise. Il doute. Ce pays a peur, peur sans doute de la délinquance, des vols, des agressions mais, bien au-delà de ce problème, d’une insécurité sociale, internationale et nationale – de la fragilisation des emplois, de la multiplication des foyers de crise et de l’incapacité à les éteindre, de l’affaiblissement des Etats-nations, de la France comme des autres, mais que les Français ressentent d’autant plus vivement qu’ils se croyaient, il y a encore peu, au centre du monde, citoyens d’un pays fort et influent. En France, cela donne l’extrême-droite à 20%, devançant la gauche pour le second tour de la présidentielle, mais il n’y a pas que la France. Tôt dans la soirée, Jean-Marie Le Pen a reçu un message de félicitations du Vlaams Blok,troisième formation belge depuis 1999 et qui ne cesse, depuis, de progresser. En Autriche, le FPÖ de Jörg Haïder est devenu, il y a deux ans, le deuxième parti d’un pays longtemps dominé par la social-démocratie. En Italie, l’homme le plus riche de la Péninsule, Silvio Berlusconi, a conquis le pouvoir en s’alliant non seulement à d’anciens fascites, très recentrés, mais également, infiniment plus grave, à la Ligue du Nord, d’Umberto Bossi qui ne peutpasser une journée sans hurler sa haine des autres, des immigrés naturellement mais aussi de l’Italie méridionale et de l’Union européenne. En Hongrie, où la gauche a remporté hier les élections d’un fil, le nationalisme d’extrême-droite pèse lourd sur l’échiquier politique. Au Danemark, le Parti du Peuple Danois, même créneau, est désormais le troisième parti, avec 12% des voix. Aux Pays-Bas, pays de bien-être et de la tolérance, un dandy d’extrême droite,xénophobe et fantasque, vient de remporter, le mois dernier, 34% des voix à Rotterdam et pourrait bien s'imposer Bientôt sur l’échiquier national. On pourrait aussi parler des Etats-Unis où le parti républicain, aujourd’hui majoritaire, n’est pas conduit par le plus modéré de ses courants mais restons en Europe. La poussée d’extrême-droite et l’affaiblissement des grands partis est notable dans toute l’Europe car les pays européens ne savent plus où ils vont. Il y a un désarroi général lié au fait que les Etats ne sont plus assez forts pour vraiment décider, qu’ils ne sont plus de vrais centres de pouvoir, que les électeurs le sentent et que l’Europe politique est encore bien trop loin d’exister pour prendre le relais des Etats-membres, peser, décider, ouvrir l’horizon. Nous sommes au milieu du gué, trop faibles désunis, pas encore assez unis pour être forts ensemble. En raison, notamment, de la timidité européenne des grands partis français, il y a, c’est un fait, un vide institutionnel, un vide de pouvoir qui enlève de leur crédibilité aux élections nationales et par voie de conséquence, aux partis et aux candidats. Nous sommes dans le brouillard et, dans le brouillard, on sort vite de la route, pour se retourner sur le bas-côté.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.