Ce matin, une bonne nouvelle pour l'Afrique : l'épidémie d'Ebola est terminée... Il faut tout de même rester prudent mais l'information est officielle, puisqu'elle a été transmise par l'Organisation mondiale de la Santé, l'OMS : la Guinée est désormais libérée de l'épidémie d'Ebola. Après la Sierra Leone et le Libéria, c'est donc au tour de la Guinée d'être soulagée après presque deux années cauchemardesques qui ont vu mourir dans ces 3 pays 11 300 personnes sur 29 000 cas recensés.

Alors, comment sait-on qu'une épidémie est terminée ? Il ne restait plus qu'un seul patient en Guinée : un nourrisson né avec le virus. On compte donc 42 jours, c'est-à-dire deux périodes d'incubation, à partir de la mise en quarantaine du dernier malade. Et voilà comment la Guinée, qui est à la fois le premier pays touché par l'épidémie et celui qui compte le plus de victimes, est depuis hier débarrassé du virus. Le pays reste malgré tout en surveillance étroite pendant encore 90 jours. Et la fin de l'épidémie d'Ebola se chante dans la région. Ca se chante et ça se danse en Sierra Leone où un groupe local a eu la bonne idée de faire danser tout le pays au son de « Bye, Bye Ebola ».Voilà pour le tube du moment où l'on y voit des militaires sierra-léonais se trémousser et surtout des soignants recouvert de la panoplie de protection de rigueur esquisser un pas de danse.

Mais, au delà de la fin de l'épidémie d'Ebola, je voulais ce matin accumuler les bonnes nouvelles, histoire de montrer qu'au fond, l'Humanité continue de progresser. Je vais vous donner quelques exemples. Depuis août dernier, ça fait un an que l'Afrique n'a pas connu un seul cas de polio. La campagne mondiale de vaccination a donc porté ses fruits. De la même façon, sur 106 pays affecté par le paludisme, le nombre de décès a chuté de 60% en quinze ans. C'est remarquable parce que pour lutter contre le paludisme, il faut un réseau de santé publique efficace pour, par exemple, distribuer des moustiquaires. Pour vous donner une idée de l'ampleur de cette victoire : c'est 700 millions de cas qui ont été évités en quinze ans.

Même constat pour la mortalité infantile... Divisée par deux en moins de trente ans : près de treize millions d'enfants de moins de cinq ans mourraient dans le monde en 1990 ; en 2015, ce chiffre a été ramené à six millions. Et on pourrait aussi ajouter que 90% des enfants de la planète sont scolarisés. C'est du jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Alors, je sais bien qu'il y a beaucoup à faire, que plus de 57M d'enfants échappent encore à l'école. Mais il faut aussi savoir être optimiste et imiter les Sierra léonais en chantant avec eux la fin du cauchemar Ebola.

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